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L’utilisation des eaux de pluie en question

le 18/09/2008  |  EnvironnementFrance entièreEuropeSantéTechnique

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A la suite de la publication de l’arrêté sur la récupération des eaux pluviales (sur www.lemoniteur-expert.com et dans « Le Moniteur » du 5 septembre 2008), plusieurs lecteurs nous ont fait part de leurs réactions.

PHOTO - courrier eaudepluie.eps
PHOTO - courrier eaudepluie.eps - ©
Il faut développer la filière sèche

Le problème des cuvettes de WC à l’eau, fut-elle pluviale, est que si on continue à utiliser de l’eau qu’il faut ensuite filtrer, assainir, rejeter, on ne saura bientôt plus quoi faire de toute cette pollution liquide. Il faut développer la filière sèche pour les cuvettes de WC, avec la sciure de bois par exemple. (…) La matière sèche produit du méthane… Poursuivons les études et le développement de la filière « sciure courante », on construira des usines à production de méthane, et non des stations d’épuration.

Des contraintes excessives

Avec les contraintes énumérées dans votre article concernant l’arrêté encadrant la récupération de l’eau de pluie, notre administration (qui craignait sans doute le développement de ces techniques) a trouvé un moyen efficace d’en interdire le développement.

Bravo !

La nature a mis à notre disposition un système de réserve et de filtrage parfaitement au point : les nappes. En gros, la superficie nécessaire à la consommation d’eau humaine est de 80 m². Sauf des cas bien précis où les besoins en eau de lavage sont importants, ferme d’élevage par exemple, il n’y a que très peu d’applications à l’utilisation directe de l’eau de pluie, et en l’occurrence, ce texte est suffisamment restrictif pour décourager les apprentis sorciers.

Je profite de la sortie de ce texte complémentaire à la loi sur l’eau pour réaffirmer l’obligation que l’on a envers notre environnement de respecter l’eau. On voit trop d’ouvrages réalisés dernièrement, c’est-à-dire postérieurement à la loi sur l’eau et qui ne sont pas du tout conformes.

Par ailleurs, le débit de fuite d’un bassin tampon est fixé, dans certains cas, de façon totalement arbitraire. Etant donné qu’il n’y a généralement pas de contrôle, et s’il y en a, que les conclusions ne sont pas appliquées, les maîtres d’ouvrage préfèrent l’option de prévoir le moins coûteux, au lieu de prévoir « ce qu’il faut » et qui généralement ne sera pas plus cher.

Cela fait une bonne trentaine d’années qu’on a pris conscience qu’il fallait protéger notre eau. Je ne suis pas sûr qu’on le fasse réellement dans la réalité.

Réguler ou étouffer un marché qui s’impatiente ?

Je ne suis pas surprise de la tournure que prend la réglementation en la matière, tant le « corps sanitaire » en France était et semble toujours être hostile à l’utilisation de l’eau de pluie. Avoir une logique préventive, souhaiter anticiper les éventuelles difficultés qui pourraient se présenter est tout à l’honneur des auteurs de cet arrêté sur la récupération des eaux de pluie, mais l’exhaustivité peut être contre-productive. En effet, mettre en place des procédures et normes tellement nombreuses qu’il sera pratiquement impossible de toutes les mettre en œuvre en conservant le caractère économique et écologique de cette nouvelle manière d’appréhender l’eau interroge sur la réalité des intentions : réguler ou étouffer un marché qui s’impatiente et cherche ses marques ? Je crains en tout cas que ce soit le 2e objectif, volontaire ou non, qui soit atteint, au moins à court terme.

Avant de me consacrer à l’urbanisme prospectif, j’ai eu l’occasion de monter des projets d’habitat social, avec récupération des eaux de pluie et les embûches rencontrées sont toujours parvenues à épuiser le courage politique qui devait les surmonter.

Enfin une décision française !

Après vingt ans de tradition en Allemagne, Pologne, Autriche et Suède où l’eau de pluie est utilisée, banalisée, la France se met au diapason.

On peut encore s’interroger sur les restrictions… mais l’arrêté est là !

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