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L'UFC dénonce des prix de l'eau "abusifs" en France

Defawe Philippe |  le 30/10/2007  |  France Collectivités localesAssociationsBouches-du-RhôneHauts-de-Seine

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Les prix de l'eau dans les grandes agglomérations françaises sont "souvent très abusifs", a dénoncé lundi l'UFC-Que Choisir, qui épingle les "bénéfices faramineux" de Veolia et Suez et appelle les élus à revenir à une gestion publique de l'eau.

"Les prix de l'eau pratiqués dans les grandes agglomérations urbaines sont souvent très abusifs", dénonce l'association de consommateurs dans sa deuxième étude sur le sujet, étendue à neuf nouveaux syndicats des eaux.
Palmes de la surfacturation selon l'UFC: le Syndicat des eaux d'Ile-de-France (Sedif), la presqu'île de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), qui sont gérés en délégation privée pour la distribution et en régie pour l'assainissement, et Marseille, qui est géré en délégation privée.
Le taux de marge du Sedif est, selon l'UFC, de 58,7, c'est-à-dire que sur 100 euros facturés au consommateur, 58,7 euros constituent le profit du Syndicat des Eaux. Il est de 56,1% à Marseille et de 55% sur la presqu'île de Gennevilliers.
Des niveaux "proprement astronomiques", fustige l'association.
Selon la méthode de calcul de l'UFC, Lyon, Toulouse, Montpellier (gestions privées) et Reims (municipale) arrivent juste derrière avec des taux de marge compris entre 40 et 50%.
Bordeaux, Nice (gestions privées), Paris (mixte) et Strasbourg (municipale) ont des taux "beaucoup trop élevés" entre 30 et 39%, et Angers, Nantes (municipales), Lille et Nancy (privées) "trop élevés" entre 25 et 30%.
"A l'inverse, Chambéry, Clermont-Ferrand, Annecy et Grenoble, qui sont gérées en régie municipale, présentent des prix facturés assez proches de notre calcul de coût", soit des marges entre 10 et 15%, note l'association.
"Ces résultats mettent en lumière les bénéfices faramineux réalisés par les deux entreprises, Veolia et Suez, qui se partagent l'essentiel du marché, et témoignent" des inefficacités du service, dénonce-t-elle.
"La facture est aussi tirée à la hausse par des pratiques budgétaires irrégulières. Par exemple, dans plusieurs syndicats d'assainissement, tels que le SIAAP (syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne, ndlr), la coûteuse gestion des eaux pluviales est financée par la facture d'eau alors que, selon la Cour des comptes, ce poste relève du budget général des collectivités locales", ajoute-t-elle.
"La clé d'une meilleure gouvernance de l'eau reste dans les mains des élus locaux" qui "lors de la renégociation de leur contrat (...) doivent envisager sérieusement l'opportunité d'un retour en régie publique", conseille l'UFC.
"La menace de ce retour reste en effet le seul moyen immédiat d'accroître l'intensité de la concurrence", juge-t-elle.
AFP

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