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«L’Institut méditerranéen de la ville et des territoires va nous donner une nouvelle dimension», Hélène Corset-Maillard (ensa.m)
Hélène Corset-Maillard, sa directrice de l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Marseille-Luminy (ensa.m) - © ensa.m
Interview

«L’Institut méditerranéen de la ville et des territoires va nous donner une nouvelle dimension», Hélène Corset-Maillard (ensa.m)

Propos recueillis par Christiane Wanaverbecq (Bureau de Marseille du Moniteur) |  le 22/09/2021  |  ProfessionProvence-Alpes-Côte d'AzurFibois

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Alors que l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Marseille-Luminy rejoindra le bâtiment en construction au cœur de la ville, Hélène Corset-Maillard, sa directrice depuis deux ans, revient sur les ambitions de l’établissement.

Pour la deuxième année consécutive, l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Marseille-Luminy (ensa.m) a accueilli la cérémonie de remise des prix construction bois en région Sud-Paca, le 21 septembre dans la soirée. C’est une nouvelle illustration de l’ouverture d’une école qui a noué de nombreux partenariats avec des interprofessions telles Fibois mais aussi des collectivités pour servir de terrain d’expérimentation à son millier d’étudiants. Elle s’apprête à quitter ses locaux actuels au bord des calanques marseillaises pour intégrer, en 2023, l’Institut méditerranéen de la ville et des territoires. Au sein de ce bâtiment en construction au cœur de Marseille, elle va cohabiter avec l’Institut d’urbanisme et d’aménagement régional d’Aix-Marseille Université et avec l’antenne marseillaise de l’Ecole nationale supérieure du paysage de Versailles. L’enjeu est l’interdisciplinarité.
Au lendemain de cette nouvelle rentrée universitaire où ont été accueillis un millier d’étudiants formés de la licence au doctorat, Hélène Corset-Maillard, sa directrice depuis deux ans, fait le point.

Ateliers sur le quartier de Noailles à Marseille en octobre 2019, workshops sur la Seyne-sur-Mer du 1er au 10 septembre 2021, accueil de la remise des prix construction bois le 21 septembre à l’Ensam avec pour la première fois la remise de trophées bois étudiant… l’ensa.m est ouverte au monde…

Cela a toujours été la vocation de l’école. L’ensa.m compte 1 100 étudiants, une soixantaine d’enseignants et d’intervenants extérieurs. C’est une grosse école avec une grande capacité de production et de réflexion. Elle doit s'exercer à l’intérieur de l’école pour pouvoir travailler sereinement. Mais il y a aussi des temps où il est important de pouvoir partager des ateliers et des réflexions avec le monde extérieur.

Les trois laboratoires de recherche de l’ensa.m (voir encadré ci-dessous), engagés dans des programmes de recherche à l’international, et notamment autour du bassin méditerranéen, en sont un exemple. En matière de recherche, l’école a remporté un appel à projets européen et travaille avec Venise, Rabat et Bruxelles dans le cadre de workshops sur les villes de Taitouan, Venise et le territoire métropolitain d’Aix-Marseille. Le sujet est l’observation et les projections sur les grandes métropoles méditerranéennes et en particulier sous l’angle de leur évolution et adaptation aux changements climatiques.

La pratique des workshops


Entre le 1er et le 10 septembre dernier, s’est tenu à l’ensa.m un workshop plutôt exceptionnel : près de 300 étudiants répartis en 28 groupes, encadrés par 48 professionnels internationaux de l’architecture, de l’urbanisme et du paysage, mais aussi promoteurs, sociologues et artistes ont travaillé sur les aménagements possibles du territoire de la commune de La Seyne-sur-Mer (Var).
Soutenu par la Drac Paca et la Métropole Toulon-Provence-Méditerranée pour trois ans, le workshop, s’est intéressé en 2019 et 2020 à Toulon, en 2021 à La Seyne-sur-Mer et se penchera peut-être sur Hyères en 2022. A La Seyne-sur-Mer, qui concentre de nombreuses problématiques urbaines actuelles (fracture entre la ville et les cités HLM, difficultés sociales, étalement urbain, désindustrialisation et chômage, paupérisation et dégradation du centre-ville ancien, sans oublier la montée désormais inéluctable du niveau de la mer), les étudiants ont fait les propositions suivantes : déplacement du vieux port pour créer une place publique aquatique, création d’un « festival gourmand », démolition ou réaffectation des anciens bâtiments industriels à l’abandon, etc.
Créé à l’ensa.m il y a 15 ans par Stéphane Hanrot, ce workshop a été repris depuis huit ans par Julien Monfort qui, avant d’installer son agence à Marseille, avait aguerri sa pratique aux quatre coins de la planète, de Rotterdam (chez Rem Koolhaas) à Berlin en passant par Rio et New York. D’où l’éclectisme des intervenants : Djamel et Caroline Klouche, Nicolas Michelin, Thomas Daniell, auteur de « An anatomy of influence », Guilherme Lassance, vice-directeur de l’université fédérale de Rio de Janeiro, ou Mateusz Mastalski, de l’agence Hennig Larsen (Copenhague).

Par Michel Couartou

« On ne fait pas de projet sans rencontrer les acteurs du terrain »

L’école a tout intérêt à sortir de ses murs, à la fois pour permettre à ses étudiants de se confronter aux enjeux contemporains, en situation réelle mais aussi pour contribuer à la réflexion collective par la production de connaissances, l’expérimentation, la prospective. On ne fait pas de projet sans rencontrer les acteurs du terrain, sans s’intéresser aux usages et aux situations existantes.

A ce titre, nous avons signé des conventions de partenariats avec les collectivités de notre territoire pour organiser des échanges lorsqu’il y a convergence d’intérêts à réfléchir sur un territoire et à son devenir. Notre objectif est avant tout pédagogique. Ces échanges permettent aux étudiants de développer le travail en groupe, aux encadrants d’avoir des débats de fond contradictoires autour des différentes propositions développées par leurs étudiants et, enfin, aux partenaires institutionnels de pouvoir poser et développer des questions cruciales sur leur territoire sans être totalement en première ligne par rapport à leur population. Il s’agit aussi de contribuer à la diffusion de la culture architecturale.

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