En direct

L'insertion professionnelle des apprentis en baisse
Formation - © Claude Almodovar/le moniteur

L'insertion professionnelle des apprentis en baisse

AP |  le 04/03/2014  |  Apprentissage BTPERPTravailEtatBâtiment

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Formation BTP
Apprentissage BTP
ERP
Travail
Etat
Bâtiment
Valider

Sept mois après leur sortie du CFA, deux tiers (65%) des jeunes apprentis avaient trouvé un emploi en février 2013. C'est 4 points de moins qu'en février 2012, révèle mardi 4 mars une étude du ministère de l'Education nationale. Pour les métiers du bâtiments, la baisse est particulièrement sensible : - 5,7 points en moyenne.

La situation économique générale se ressent de plus en plus sur l’emploi des jeunes : le taux d’emploi des apprentis baisse de nouveau en 2013 (- 4 points par rapport à 2012), après une petite amélioration en 2011 et 2012 révèle mardi 4 mars une étude de la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (Depp) qui dépend de l'Education Nationale. Pour les métiers du bâtiments, la baisse est particulièrement sensible : - 5,7 points en moyenne.

Lorsqu’ils travaillent, une grande majorité des jeunes ont un emploi à durée indéterminée (EDI, 59 %) ou à durée déterminée (EDD, 26 %), et plus rarement un emploi aidé (8 %) ou exercé dans le cadre d’un contrat d’intérim (7 %).

Une situation qui dépend grandement du niveau d’études, qui reste déterminant pour l’entrée dans le monde du travail : moins les jeunes sont diplômés, moins ils ont de chances de trouver un emploi.

Ainsi, dans la filière "bâtiment", 55,2 % des titulaires d'un simple CAP ou BEP ont trouvé un emploi contre 82,4 % des titulaires d'un baccalauréat professionnel. (voir tableau ci-dessous)

Taux d'emploi au 1er février 2013 selon le domaine de spécialité et le plus haut diplôme obtenu (%)
Taux d'emploi au 1er février 2013 selon le domaine de spécialité et le plus haut diplôme obtenu (%) - © © Source : MEN-MESR DEPP, Enquête IPA 2013

Pour une spécialité donnée, l’insertion peut être très favorable pour un niveau de diplôme et faible pour un autre. Ainsi, pour les formations en « Structures métalliques », le taux d’emploi est un des plus élevés pour les apprentis titulaires d’un BTS (87 %), alors que le baccalauréat professionnel dans la même spécialité a un des taux d’emploi les plus faibles parmi l’ensemble des titulaires d’un baccalauréat professionnel en production.

Travailler dans l’entreprise où l’on a fait son apprentissage ou un stage est ensuite fréquent. Parmi l’ensemble des démarches effectuées pour trouver le poste que les jeunes occupent actuellement, reprendre contact avec son ancien employeur est la démarche la plus souvent citée (32 %). Viennent ensuite les candidatures spontanées (18 %), devant les relations personnelles (12 %) et l’inscription à Pôle Emploi (12 %).

Dernière grande tendance : la situation géographique. La part des jeunes en emploi quelques mois après la fin des études en CFA dépasse ainsi 70 % dans six académies : Versailles, Paris, Rennes, Lyon, Nantes et Grenoble. Seules les académies des DOM ont un taux d’emploi inférieur à 50 %. Des différences à relier au niveau d’études des jeunes sortants, qui diffère d’une académie à l’autre, mais aussi au contexte économique local, facteur déterminant de l’insertion professionnelle des jeunes.

L’enquête Insertion professionnelle des apprentis (IPA)

L’enquête Insertion professionnelle des apprentis (IPA) de la DEPP existe depuis le début des années 1990. Elle rend compte de la première insertion professionnelle des sortants des formations professionnelles d’apprentissage, sept mois après la fin de leur formation.

Cette enquête est réalisée auprès des apprentis, inscrits dans un centre de formation d’apprentis (CFA) ou une section d’apprentissage, sortants de CFA, quel que soit leur ministère de tutelle. Le taux de réponse est d’environ 50 %. Les résultats présentés ici sont redressés et pondérés pour représenter au final la situation de l’ensemble des sortants au niveau national (France métropolitaine et DOM, hors Guadeloupe).

Les jeunes ayant déclaré poursuivre des études, en apprentissage ou non, ont été retirés du champ de l’enquête.

La classe suivie peut être une classe terminale de formation ou une classe intermédiaire, première année de CAP par exemple. Toutefois, cette étude porte sur les seuls sortants d’une année terminale de formation ou d’une première professionnelle, pour se caler sur le champ plus restreint de l’enquête sur l’insertion à sept mois des jeunes sortants de formations technologiques ou professionnelles des lycées (IVA).

Commentaires

L'insertion professionnelle des apprentis en baisse

Votre e-mail ne sera pas publié

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

Construire avec le bois

Construire avec le bois

Date de parution : 12/2019

Voir

Réhabilitation énergétique et mobilité urbaine

Réhabilitation énergétique et mobilité urbaine

Date de parution : 12/2019

Voir

Histoire contemporaine des paysages, parcs et jardins

Histoire contemporaine des paysages, parcs et jardins

Date de parution : 11/2019

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur