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L'insertion des diplômés de l'ESTP toujours au beau fixe

Caroline Gitton |  le 17/08/2018  |  ConjonctureFormationESTP

D'après une étude de l'école, l'employabilité de ses anciens élèves se renforce. Plus de la moitié d'entre eux ont rejoint la construction en 2018.

Portée par la dynamique des grands projets dans le BTP, l'insertion dans l'emploi des jeunes diplômés de l'Ecole spéciale des travaux publics, du bâtiment et de l'industrie (ESTP) se maintient avec une belle constance. L'enquête menée par l'établissement (1) auprès des étudiants de la promotion 2017 révèle en effet que 98 % de ceux qui sont aujourd'hui en poste ont été recrutés en moins de quatre mois, contre 97 % pour leurs prédécesseurs. Mieux : plus de la moitié des élèves concernés avaient décroché un contrat avant même leur sortie de l'école.

L'immobilier séduit de plus en plus. Au total, 77 % des jeunes diplômés étaient dans l'emploi au premier trimestre 2018, tandis que 7 % étaient encore en recherche. En outre, 12 % des anciens ont opté pour la poursuite d'études - en majorité tentés par le double cursus ingénieur-manager -, 3 % pour le volontariat à l'international, et 1 % pour la création d'entreprise. L'étude identifie aussi les secteurs d'orientation des anciens de l'ESTP. En 2018, 54,2 % d'entre eux ont intégré les rangs de la construction (35,3 % dans le bâtiment et 18,9 % dans les TP). Vient ensuite l'immobilier, qui gagne du terrain (12,1 % contre 8,2 % l'an passé), et dame ainsi le pion aux bureaux d'études (9,3 %). L'énergie a pour sa part attiré 5 % des nouveaux ingénieurs, les transports 2,3 %, et les cabinets de géomètres-experts 1,5 %. Pour ce qui touche à la taille des entreprises, ce sont les structures de plus de 5 000 salariés qui récoltent les suffrages de la majorité des jeunes diplômés (61 %). Loin devant les ETI (19 %), les PME (18 %), et les TPE (2 %). Par ailleurs, près d'un cinquième des sortants ont parié sur une aventure à l'international.

61 % des anciens élèves travaillent dans une entreprise de plus de 5 000 salariés.

Un salaire à l'embauche à 37 700 euros brut. Sur le registre des fonctions, 38 % des anciens élèves travaillent sur un chantier ou dans la production (en usine), un chiffre inchangé par rapport à l'année dernière. Et 20,2 % officient dans l'univers des études (de prix, de structures, ou techniques). Autre apport de l'enquête : les jeunes diplômés perçoivent un salaire annuel de 37 700 euros brut. Un chiffre qui monte à 40 600 euros avec les primes (+ 600 euros par rapport à l'année précédente), et à 42 200 euros pour les nouveaux ingénieurs partis travailler à l'étranger (47 000 euros, primes incluses).

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(1) Enquête réalisée le 1er mars 2018, sur la base de 531 réponses, soit 87 % de répondants sur la promotion sortante 2017.

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