Energie

L’industrie française à la traîne en matière de déploiement des énergies vertes

Mots clés : Démarche environnementale - Energie renouvelable - Télécommunications

Malgré les efforts de l’industrie française pour réduire son empreinte environnementale, le déploiement des énergies renouvelables reste peu avancé, constate l’Ademe dans une étude publiée le jeudi 22 mars sur son site internet. L’Agence de l’environnement rappelle que les technologies, aujourd’hui matures, peuvent constituer de fortes opportunités économiques grâce à l’aide des mécanismes de soutien.  

 

Avec 19% de l’énergie finale consommée en 2014, le secteur de l’industrie est le troisième plus gros consommateur d’énergie en France. Depuis les années 1980, la filière s’est mobilisée pour maîtriser sa performance énergétique et réduire son empreinte environnementale. Malgré ces efforts, « le déploiement des énergies renouvelables est encore trop peu avancé dans ce secteur », constate l’Ademe dans une étude publiée le jeudi 22 mars sur l’intégration des énergies renouvelables et de récupération (EnRR) dans l’industrie. « C’est un secteur centrale à mobiliser et à accompagner pour atteindre les objectifs de la loi de transition énergétique », clame l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. Cette étude tend à démontrer qu’il existe de nombreuses technologies EnRR matures, capable de produire et d’autoconsommer de l’énergie sur un site industriel, que ce soit de la chaleur ou de l’électricité.

L’étude qui se concentre sur 12 secteurs industriels liste 10 technologies disponibles : quatre en récupération d’énergie (échangeur sur buées, condenseur de groupes froids, échangeur sur fumées ou sur chaudière) et six énergies renouvelables en autoconsommation (géothermie, biogaz, biomasse, solaire photovoltaïque, solaire thermique et éolien).

L’Ademe rappelle que les énergies renouvelables, même plus coûteuses, permettent de réduire la dépendance aux énergies traditionnelles (fossiles) et de s’affranchir, au moins en partie, de la hausse prévue du prix du CO2. Les EnRR représentent ainsi pour les industriels des opportunités économiques avec l’aide des mécanismes de soutien, comme le Fonds Chaleur géré par l’Agence de l’environnement.

La loi de transition énergétique vise à porter la part des énergies renouvelables à 32% de la consommation d’énergie en 2030.

 

 

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