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Que contient le nouveau contrat stratégique de filière du BTP ?
Florence Presson, adjointe au maire de Sceaux, Paul Gallonnier, président du groupe Présite, Pierre Calvin, président de Routes de France, François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire, Franck Serra, délégué FO Construction, Hervé de Maistre, président de l'AIMCC, Max Roche, président d'EGF BTP, ce 13 février 2019, à Bercy. - © AF

Décryptage

Que contient le nouveau contrat stratégique de filière du BTP ?

Augustin Flepp |  le 14/02/2019  |  ImmobilierBIMIndustrieTravaux publicsRénovation

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Les principales organisations professionnelles du BTP et l’Etat ont signé une nouvelle feuille de route, ce mercredi 13 février, à Bercy. Elle repose sur une série d’actions à mener autour de grands enjeux : développer la maquette numérique, concevoir des bâtiments réversibles et modulables...

De la visibilité pour le BTP. En présence de François de Rugy, le ministre de la Transition écologique et solidaire, et Julien Denormandie, le ministre auprès du ministère de la Cohésion des territoires, les principaux représentants des industries de la construction ont signé, ce mercredi 13 février 2019 à Bercy, le contrat du comité stratégique de filière (CSF) « Industries pour la construction » pour la période 2018-2022.

Labellisé le 28 mai 2018 par le conseil national de l’industrie (CNI), le CSF réunit les principaux acteurs de la construction : producteurs de matériaux de construction (Saint-Gobain, Gerflor), organisations professionnelles de filières (Unicem, SFIC, FIB), industrie routière (Routes de France), syndicats professionnels, entreprises d’ingénierie et générales du BTP, organisme de financement, Conseil supérieur de la construction et de l’efficacité énergétique, Association des maires de France…

« Ce jour est important, car il est le résultat d’un travail engagé depuis le mois d’avril 2018, et qui est la reconnaissance d’une nouvelle filière industrielle résolument tournée vers les transitions », s’est félicité Hervé de Maistre, le président de l’AIMCC (produits de construction).

Six grands projets

Cette nouvelle feuille de route s’articule autour de six grands projets et d'une série d’actions à mener pour résoudre les nombreux défis auquel la filière est confrontée : maquette numérique, réversibilité des bâtiments, massification de la rénovation énergétique, gestion des déchets, bilan carbone…

« Pour soutenir ces innovations, nous avons besoin d’une filière forte et structurée autour de ces défis : la feuille de route de ce contrat de filière nous met sur la bonne voie pour atteindre ces objectifs », a soutenu François de Rugy, le ministre de la Transition écologique et solidaire.

Langage commun


Premier chantier pour la filière : l’accélération de la transition numérique. A Bercy, le CSF « Industries pour la construction » a présenté le projet « BoostConstruction » qui vise à développer un langage commun pour les différents acteurs du BIM.

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Le secteur aimerait construire une plateforme numérique capable d’héberger les dictionnaires des propriétés des ouvrages et des produits de la construction, et ainsi de faciliter la description numérique des projets de construction. La filière attend un accompagnement de l’Etat pour la partie « normalisation » et un soutien financier. Le démonstrateur « BoostConstruction » sera intégré au plan BIM 2022 lancé en novembre 2018 par Julien Denormandie.

Bâtiments modulables, infrastructures routières...


Le deuxième projet se focalisera sur la thématique de l’économie circulaire. L’une des actions consistera à élaborer une méthodologie pour qualifier la réversibilité et l’évolutivité du bâtiment dès sa phase de conception, et ce sur plusieurs axes : le choix des matériaux, la traçabilité des informations, la réglementation à faire évoluer… Ce programme se concentrera sur des bâtiments de 2 à 8 niveaux, dans le cadre des chantiers des JO 2024.

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L’autre volet concerne l’accompagnement de la mutation des infrastructures routières, amenées dans les prochaines années à développer de nouveaux usages : chaussée connectée, route productrice de chaleur et d’électricité, stockage d’énergie, récupération des eaux.

Le dernier axe a pour objectif de concevoir et de réaliser un bâtiment expérimental démonstrateur s’inscrivant dans une démarche territoriale « zéro-déchets » sur l’ensemble du cycle de vie, favorisant le réemploi, la réutilisation et l’incorporation de matériaux issus du recyclage.

1000 passeports efficacité énergétique


Le troisième projet structurant entend massifier la réalisation de travaux de rénovation dans le secteur du logement individuel. Pour valider ce plan, trois leviers ont été identifiés : un tiers de confiance de proximité, un tiers de confiance qualité et un tiers de confiance financier.

Les membres du CSF estiment nécessaire de fluidifier la transmission d’informations entre ces trois acteurs et de réduire le coût des travaux de rénovation énergétique, de l’audit jusqu’au suivi de la performance post-travaux.

Le contrat vise le déploiement de 1 000 passeports efficacité énergétique d’ici quatre ans. Dans le cadre de ce dispositif, un client fait appel à un professionnel (diagnostiqueurs, architectes, bureaux d’étude thermiques), qualifié RGE, qui se chargera de recueillir les factures et de réaliser un reportage photo et métré du logement.

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Trois semaines plus tard, un rapport composé de trois volets (évaluation thermique, préconisations de travaux, aides disponibles…) est remis par le « passeporteur ». Ce passeport devra inclure le carnet numérique d’information, de suivi et d’entretien du logement.

Autre programme : la rénovation des campus universitaires. Ces bâtiments qui représentent un tiers du patrimoine de l’Etat (18,6 millions de m2), sont qualifiés de passoire énergétique avec une consommation énergétique moyenne de 300 Kw/m2/an et plus de 50% classés D et E. Les membres du CSF ont l’intention de lancer un pilote sur environ 500 000 m2 (3% du parc universitaire) avec pour objectif de valider la faisabilité financière et technique du programme et, in fine, une duplication sur l’ensemble du parc des 72 universités.

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Les derniers projets du CSF « industries pour la construction » vise à promouvoir à l’export le savoir-faire français en matière de ville durable et connectée, à accélérer la croissance des PME et PMI et soutenir l’emploi.

Le CSF « Industries pour la construction » fait partie des 18 comités stratégiques de filière qui ont été mis en place depuis 2012, année du premier contrat signé par l’industrie automobile.

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