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L’incinération entend trouver sa place dans la transition énergétique
Déchets d'une usine d'incinération - © © Gilles Coulon / SVDU / Astria

L’incinération entend trouver sa place dans la transition énergétique

Joël Spaes |  le 11/10/2013  |  EnvironnementFrance entièreSantéTechnique

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Fort des conclusions du débat national sur la transition énergétique et à l’issue de la conférence environnementale, le Syndicat national du traitement et de la valorisation des déchets urbains et assimilés (SVDU) passe à l’offensive.

Son président, Luc Valaize, a ainsi présenté, vendredi 11 octobre, des propositions afin de développer la filière. Le directeur général de Tiru (filiale d’EDF) estime que quelque 10 TWh supplémentaires pourraient être livrés d’ici à 2017, grâce à l’incinération des déchets ménagers. Soit 5 TWh d’ENR supplémentaires, dans la mesure où 50 % de l’énergie tirée de l’incinération est considérée comme renouvelable, selon les directives européennes. Cela revient « à doubler la production énergétique ». Cela « sans brûler une tonne de déchets supplémentaire » et « sans augmenter la capacité actuelle des incinérateurs », insiste Luc Valaize.

La solution : produire plus de chaleur pour les réseaux et l’industrie en améliorant le rendement énergétique des installations existantes au niveau de la moyenne des plus performantes. Le président de la SVDU rappelle en effet que sur les 127 unités installées en France (qui ont livré en 2012 3,65 TWh électriques et 7,58 TWh thermiques), « environ un tiers dispose d’un rendement supérieur à 60 %, un tiers autour de 55 % et un tiers à environ 40 % ». Mais pour améliorer les rendements, il faut « inciter à le faire ». D’où les propositions.

D’abord, il faut réviser le tarif d’achat de l’électricité produite par les incinérateurs, « le plus bas des tarifs d’achat (4,5 ¤/MWh) ». Mais, attention, sans augmenter l’enveloppe, donc « à iso-CSPE ». En effet, insiste le président du SDVU, il suffit de supprimer le « bonus d’hiver » et de mettre en oeuvre un tarif identique pour toute l’année.
Ensuite, il faut « exonérer de TGAP les incinérateurs avec un bon rendement, soit supérieur à 60 % ». Une fois encore, « une mesure à coût zéro, en déplaçant la TGAP sur ceux qui ont un rendement inférieur », afin de les inciter à la modernisation.
Enfin, l’incinération devrait pouvoir percevoir des aides, via le Fonds chaleur de l’Ademe, estime Luc Valaize. Le raccordement des unités à des réseaux de chaleur est en forte progression, permettant ainsi de mieux valoriser les incinérateurs.

Voilà pour 2017, mais le SDVU va au-delà, via le dossier épineux des Combustibles solides de récupération. Les CSR, si l’on favorise l’implantation d’unités dédiées, via une fiscalité locale attractive et avec un tarif d’achat ad hoc (équivalent à celui de la biomasse), permettraient d’ajouter quelque 10 à 30 TWh de plus. Il ne s’agit pas uniquement d’unités dédiées, mais aussi en acceptant de « brûler » des CSR dans les unités biomasse, insiste le SDVU. Donc en changeant la réglementation…

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