Immobilier

L’immobilier d’entreprise affiche de belles perspectives en 2018

Mots clés : Gestion et opérations immobilières

En 2018, le marché francilien de l’immobilier tertiaire affichera  les mêmes dynamiques que 2017, selon la société de conseil en immobilier d’entreprise Knight Frank. Le volume de demande placée devrait se maintenir sur les niveaux 2017, tout comme l’investissement.  

L’immobilier tertiaire en Île-de-France se porte bien. Alors que le marché des bureaux et l’investissement finissent l’année 2017 sur de bons résultats, le commerce connait lui aussi un second souffle. C’est la conclusion de l’étude « Paris Vision 2018 » menée par le cabinet de conseil spécialisé dans l’immobilier d’entreprise Knight Frank, et rendue publique ce 25 janvier 2018.

La société de conseil est optimiste pour l’année 2018, à commencer par le marché locatif de bureaux. Avec 2,57 millions de m² pris à bail en 2017, le volume de la demande placée francilienne est en hausse de 5% sur un an en 2017 et de 15% par rapport à la moyenne des dix dernières années (autour de 2,2 millions m²). Selon Knight Frank, les trois derniers mois de 2017 ont été particulièrement actifs, avec près de 760 000 m² placés, dont 55% sur des surfaces supérieures à 5000 m². « Cette année a été marquée par 96 grandes transactions qui représentent 1,2 million de m². Sur ce créneau, la dynamique devrait se poursuivre en 2018 et atteindre le même volume qu’en 2017 », anticipe Marc-Henri Bladier, chef du département Bureaux chez Knight Frank. Certaines grandes opérations sont à prévoir, comme l’installation de Total à la Défense (120 000 m²), qui devrait être finalisée d’ici à 2022, et celle de Vinci à Nanterre (74 000 m²), prévue pour 2020.

 

Les sociétés de coworking, nouveaux acteurs du marché

 

Malgré ces belles perspectives, reste une interrogation : le Brexit. La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne n’a pas encore eu les effets escomptés. Seule Bank of America a déménagé de Londres pour louer des locaux rue de la Boétie (Paris VIII). « On anticipe cependant une tendance favorable en 2018, même s’il n’y aura pas d’exode massif », analyse Vincent Bollaert, qui dirige le département investissement de Knight Frank.

Autre enseignement : la création de lieux dédiés au coworking a pris de l’ampleur. Ces espaces représentent un peu moins de 100 000 m² de prise à bail en 2017 (soit 5% du volume de la demande placée supérieure à 5000 m² en 2017, contre 1% en 2016). « Des sociétés comme Nextdoor, WeWork et Bureaux à partager prendront de la puissance en 2018 », avance Marc-Henri Bladier.

 

L’investissement en baisse en 2017 et se maintient en 2018

 

Par ailleurs, Knight Frank prévoit autour de 18,5 milliards d’euros d’investissements en 2018. « Nous resterons dans la même lignée que 2017, qui s’est terminée en fanfare », annonce Vincent Bollaert. Les neuf premiers mois de l’année avaient accusé une baisse de 20% par rapport à la même période en 2016. Le dernier trimestre 2017 a limité la chute à 8% sur un an en concentrant plus de 8,8 milliards d’euros d’investissements, soit la moitié des montants engagés en Ile-de-France sur 2017. Le poids décisif de certaines transactions, comme la cession de Cœur Défense pour 1,8 milliards d’euros, a changé la donne.

Chez les investisseurs, de nouvelles tendances s’afficheront en 2018. « Nous avons noté que les Français rechercheront davantage dans d’autres pays d’Europe comme l’Allemagne et le Benelux, et changeront de typologie d’actifs », note Vincent Bollaert. La logistique et les commerces devraient ainsi monter en puissance, selon Knight Frank.

 

Poussée des magasins éphémères

 

Du côté du commerce, « le secteur a bénéficié du retour de la confiance des ménages, avec un impact positif sur les prévisions de consommation », analyse Antoine Salmon, directeur du département commerce chez Knight Frank. Comme l’analyse la société de conseil, plusieurs tendances ont dominé l’activité comme l’association entre enseignes. Les marques L’Occitane et Pierre Hermé partagent désormais un même magasin sur l’avenue des Champs Elysées

Sur le marché du luxe parisien, le nombre d’ouvertures de boutiques a baissé de 48% sur un an (27 en 2017 contre 52 en 2016). « Ce chiffre est à relativiser avec la poussée des magasins éphémères, qui continueront de se multiplier en 2018 », anticipe Antoine Salmon. Certains projets verront le jour, comme la nouvelle boutique Saint-Laurent sur les lieux de l’ancien concept-store Colette

 

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