Immobilier

L’immobilier ancien atterrira en douceur en 2018

Mots clés : Gestion et opérations immobilières - Métier de l'immobilier

Près de la moitié des banques déclarent une baisse de la demande de crédits à l’habitat, constatent les Notaires de France. De quoi laisser présager des volumes de ventes moins soutenus en 2018, par rapport à 2017.

Après deux années euphoriques au cours desquelles des transactions record ont fait grimper les prix, le marché immobilier ancien devrait opérer un « atterrissage en douceur », avec des volumes de ventes « plus raisonnables » en 2018, estiment les notaires, dans une note de conjoncture publiée lundi 23 avril.

A fin février, le volume annuel de transactions est en léger recul, à 965 000 ventes sur les douze mois glissants, soit 5 000 de moins qu’un mois plus tôt, mais il reste en hausse de 10,9% sur un an, selon la dernière note de conjoncture des Notaires de France, publiée lundi 23 avril.

 

Stabilisation du marché à venir

 

« Le volume annuel de transactions évolue ainsi à un rythme légèrement moins soutenu« , observent ces professionnels, qui anticipent une stabilisation du marché dans les prochains mois, au vu de la baisse du flux de nouveaux crédits au logement des ménages, sur un an.

En ce début d’année « 42% des banques déclarent une baisse de la demande de crédits à l’habitat », laissant présager « des volumes plus raisonnables en 2018 », disent-ils, après deux records historiques successifs: 848 000 ventes en 2016, puis 968 000 l’an dernier.

Les notaires rappellent les raisons de cette envolée des volumes de transactions depuis début 2015 : « des taux d’intérêt faibles, un allongement de la durée des prêts, des incitations fiscales ciblées, des prix en province globalement raisonnables et un stock plus important de biens immobiliers mutables ».

 

Prix toujours en hausse

 

L' »atterrissage en douceur » anticipé cette année ne concerne pas encore les prix : après une augmentation de 4% l’an dernier, ils sont toujours orientés à la hausse, rapportent les notaires. Les prix des logements anciens – appartements et maisons mêlés – a ainsi progressé de 3,4% en France au quatrième trimestre de l’an dernier, par rapport à la même période de 2016, après +3,3% au trimestre précédent. Cette hausse est plus marquée pour les appartements anciens (+4,5%) que pour les maisons (+2,6%).

En Île-de-France, les prix des appartements anciens ont même augmenté de 5,1% sur un an au dernier trimestre 2017 et bondi de 8,6% dans Paris, tandis qu’ils progressaient de 5,2% dans les Hauts-de-Seine et d’environ +4% dans le Val-de-Marne et en Seine-Saint-Denis.

En province, la hausse est restée plus modérée: +2,7% au quatrième trimestre 2017, comparé aux trois derniers mois de 2016. Mais les prix ont flambé dans certaines métropoles: à Bordeaux le prix médian s’est établi à 3.930 euros le m2, soit un bond de 16% en un an.

À Nantes, Annecy, Lyon, Lille et Toulouse, ce prix médian – autant de biens se sont vendus à un prix supérieur, qu’à un prix inférieur – a aussi augmenté de façon « significative », entre +5% et +8%.

 

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