En direct

L’héritage viticole de Vincent Martin

CHRISTIANE PERRUCHOT |  le 22/08/2014  |  Politique socialeEntreprisesJuraInternational

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Politique sociale
Entreprises
Jura
International
Valider
(7/7) -

Créé dans le Jura par le grand-père de Vincent Martin - actuel président de Roger Martin -, le domaine de la Pinte, modeste filiale du groupe bourguignon de BTP, tient une grande place dans le cœur de la famille.

«Qu’un Bourguignon puisse posséder un vignoble dans le Jura interpelle beaucoup de monde », raconte Vincent Martin, président du directoire du groupe Roger Martin. L’explication est simple. Chez les Martin, le domaine de la Pinte est une histoire de famille. Amateur de vins de son vignoble natal, Roger Martin - le grand-père de Vincent -, qui a donné son nom à l’entreprise de travaux publics, a planté dans les années 1950 une douzaine d’hectares de vignes dans une prairie vallonnée, au lieu-dit « La Pinte à la Capitaine », près d’Arbois (Jura). Depuis, le vignoble s’est agrandi. Les trois quarts des 34 hectares s’étendent autour de deux imposantes bâtisses en pierre qui abritent le siège social de la société Le Domaine de la Pinte et l’outil de production. Dans la salle de réception, une photo immortalise le chantier de construction des arcades et des voûtes de l’édifice. C’est là que le groupe de travaux publics organise immanquablement sa cérémonie de remise des médailles, des réunions avec ses cadres et reçoit des clients.

Biodynamie et export

A la disparition de son grand-père, Pierre Martin, le père de Vincent, alors président de l’entreprise de travaux publics, décide de garder le vignoble dans le patrimoine familial. Et, lorsqu’il passe les rênes de l’entreprise à son fils, Le Domaine de la Pinte devient indissociable du groupe en devenant une filiale. Pierre conserve la direction opérationnelle de l’équipe de neuf personnes. Avec Bruno Ciofi, régisseur, et Emmanuelle Perraut, maître de chai, le gérant accompagne la mutation du domaine en culture biologique, puis en biodynamie, une technique qui ajoute à la suppression des produits phytosanitaires le respect du cycle naturel de la plante.
Vincent, lui, fait « tout le travail en amont de la commercialisation » et fixe les grandes orientations. Pas un restaurant où il passe n’échappe à son couplet de promotion sur les vins du domaine, assure-t-il. Il ouvre volontiers son carnet d’adresses pour développer une clientèle de professionnels. Les premiers acheteurs sont néanmoins les particuliers qui bénéficient de plusieurs points de vente, de la boutique du centre-ville d’Arbois au site Internet, en passant par l’achat à la propriété. Le développement de l’affaire passe aussi par l’export, avec un objectif de 30 %. Aujourd’hui, les ventes à l’étranger représentent à peine 10 % du chiffre d’affaires qui tourne autour du million d’euros par an. « Mais elles ont déjà doublé ces cinq dernières années », précise Vincent Martin, grâce à une percée, aux Etats-Unis, du poulsard, le cépage typique des vins rouges du Jura. Les entrepreneurs investissent également dans la cuverie où de nouvelles cuves en Inox côtoient celles, historiques, en béton.
Mais la plus grande fierté des deux hommes réside incontestablement dans les trois superbes caves voûtées qui s’étendent côte à côte sur 70 mètres de long et 10 mètres de large. On y fait vieillir la moitié de la production, dans des foudres et des fûts en chêne, en particulier le savagnin, cépage roi du Jura qui donne un vin blanc doré au goût reconnaissable, mais aussi le fameux vin jaune, qui est mis en bouteille au bout de six années et trois mois minimum.

PHOTO - 803774.BR.jpg
PHOTO - 803774.BR.jpg - © Michel Joly/Le Moniteur
VIGNOBLE

Appellation : Arbois (Jura).
Superficie : 34 hectares.
Cépages : savagnin, chardonnay, poulsard, trousseau, pinot noir.
Production : 700 à 800 hl.
Prix : de 10 à 20 euros.

ENTREPRISE

Raison sociale : Roger Martin.
Localisation : Dijon (Côte-d’Or).
Spécialité : terrassement, routes, génie civil, bâtiment
Nombre de salariés : 1 300.
Chiffre d’affaires : 200 millions d’euros.

Cet article fait partie du dossier

Feuilleton BTP et viticulture

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

Permis de construire et autorisations d'urbanisme

Permis de construire et autorisations d'urbanisme

Date de parution : 07/2019

Voir

Initiation à la construction parasismique

Initiation à la construction parasismique

Date de parution : 06/2019

Voir

Architectes et ingénieurs face au projet

Architectes et ingénieurs face au projet

Date de parution : 06/2019

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur