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« L’habitat participatif : un nouvel élan ? »

Propos recueillis par Nathalie Moutarde |  le 04/10/2013  |  France entièreCollectivités localesHauts-de-Seine

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Le 9 octobre, l’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU) Ile-de-France organise un colloque sur l’habitat participatif (1) après avoir consacré une « note rapide » à ce sujet en juillet 2013. Lucile Mettetal, l’une des auteures de l’étude avec Hélène Alexandre, fait le point sur ce mouvement.

Comment définissez-vous l’habitat participatif ?

L’habitat participatif peut se définir comme l’implication d’un groupe d’habitants dans la conception, la construction et la gestion de leur logement. Tous les projets se caractérisent par l’existence d’espaces communs partagés : jardin, chambre d’amis, buanderie… ou encore atelier. Aujourd’hui, les groupes d’habitants sont le plus souvent accompagnés par des professionnels : architectes, promoteurs, bailleurs sociaux… Malgré un ancrage historique très fort - sociétés coopératives d’habitation à bon marché du début du XX e siècle, Castors, mouvement pour l’habitat groupé autogéré -, l’habitat participatif est resté très marginal.

Pourquoi ce colloque ?

L’objectif est de montrer quelles sont aujourd’hui les différentes facettes de l’habitat participatif et de s’interroger sur l’avenir de ce mouvement à un moment où le contexte est en train de changer. La loi Alur prévoit la création de deux types de sociétés - la coopérative d’habitants et la société d’autopromotion - pour sécuriser juridiquement ce type de montages, et les collectivités locales commencent à se mobiliser en proposant des terrains. L’habitat participatif va-t-il connaître un nouvel élan, car il semble répondre à plusieurs enjeux contemporains au premier rang desquels celui du logement, ou au contraire va-t-il rester confidentiel parce qu’il n’est qu’un réflexe, une réaction en temps de crise qui incite au collectif car le groupe étant perçu comme un élément protecteur ?

Où en est-on en Ile-de-France ?

Montreuil est historiquement en pointe sur ce sujet. Sinon, on recense quelques expériences à Meudon, Nanterre, Vanves, Lieusaint… Le conseil régional s’intéresse à ce type de projets. Il a déjà financé certaines opérations et selon Emmanuelle Cosse, vice-présidente chargée du logement, les récentes dispositions de la loi Alur pourraient à terme être accompagnées. Ce système de production de logements se heurte à nombre de difficultés dont celle de la durée : il faut parfois entre cinq et sept ans pour qu’un projet aboutisse. Et chaque opération est singulière. Pour les professionnels qui accompagnent les habitants, la question de la reproductibilité se pose.

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PHOTO - 750538.BR.jpg - © IAU IDF

(1) A l’IAU, 15 rue Falguière, de 13 h 15 à 18 h.

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