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L’habitat participatif fait son chemin

nathalie bougeard |  le 22/11/2013  |  Collectivités localesMorbihan

Morbihan -

Eviter le grignotage des terres agricoles, économiser au stade de la construction puis du fonctionnement, promouvoir un habitat sain ou développer les liens sociaux. Toutes ces raisons conduisent aujourd’hui les élus à s’intéresser à l’habitat participatif. Toutefois, bien des barrières restent à franchir car l’habitat participatif bouscule les habitudes des élus et des professionnels.

Lors d’un colloque qui s’est tenu sur ce thème fin octobre, Jean-Yves Dartiguenave, sociologue à l’université Rennes 2, préconisait « de laisser la place dans le processus à chacun des acteurs pour intégrer ses objectifs et contraintes au contrat qui les unit ». De fait, il s’agit de trouver un moyen terme entre la page blanche et des contraintes trop nombreuses et rigides. « Dans le participatif, la place des habitants est beaucoup plus importante : ils sont là dès la conception. Il faut que la commune, l’aménageur, l’architecte définissent un minimum de règles avant que les habitants n’interviennent », recommande Mélanie Huet, responsable d’opérations à EADM, la SEM d’aménagement du conseil général du Morbihan, coorganisatrice du colloque.

Deux formes de montage juridique possibles

Autre aspect évoqué : le montage juridique, jusqu’à présent mal défini. « La Loi Alur vient cadrer les choses avec deux formes de montage juridique possibles, l’autopromotion ou la coopérative d’habitants », poursuit Mélanie Huet. Enfin, l’intégration de logements sociaux dans ce type d’opérations est une nécessité mais aussi une difficulté. Nécessité car, par exemple, sur le projet de Saint-Nolff dans le Morbihan, 70 % de la population répond aux critères d’éligibilité du prêt social locatif accession (PSLA).
« Lorsque les porteurs du projet ont voulu ouvrir leur démarche à d’autres habitants, nous nous sommes vite rendu compte qu’il fallait trouver un bailleur social qui s’engagerait sur quelques logements en locatif », explique la chargée d’opérations. Reste que la logique du logement social est l’attribution de logements tandis que celle des projets d’habitat participatif est de choisir ses voisins.

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