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L’Etat veut préserver le foncier occupé par Airbus sur la plate-forme aéroportuaire de Toulouse
Vue aérienne - © © Philippe Garcia / Aéroport Toulouse-Blagnac

L’Etat veut préserver le foncier occupé par Airbus sur la plate-forme aéroportuaire de Toulouse

Christiane Wanaverbecq (Bureau Sud-Ouest du Moniteur) |  le 24/10/2014  |  Haute-GaronneEtatEuropeFrance Bâtiment

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L’Etat va s’assurer que le développement d’Airbus et des autres entreprises liées à l’aéronautique ne pâtisse pas de la vente de ses parts dans le capital de la société gestionnaire de l’aéroport de Toulouse-Blagnac. A quelques jours de la clôture de l’appel à candidature, le ministre de l’Economie l’a promis aux élus inquiets des conséquences de la privatisation pour Airbus.

Le ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, Emmanuel Macron, va encadrer les conditions de vente des parts de l’Etat dans la société gestionnaire de l’aéroport Toulouse-Blagnac (Haute-Garonne). Il l’a promis aux députées de la Haute-Garonne, Monique Iborra et Catherine Lemorton reçues le 23 octobre à Paris. Les deux élues avaient sollicité une entrevue «pour traiter de la privatisation de l’aéroport de Toulouse-Blagnac et de ses incidences sur les sociétés Airbus, ATR, ainsi que les cotraitants, sous-traitants et personnels de l’aéroport».

Emmanuel Macron a assuré les deux députées «que la présence d’Airbus sur ce territoire est et restera une priorité». Par ailleurs, l’Agence de participations de l’Etat, qui gère la procédure de cession des parts de l’Etat, «s’engage à informer les candidats du caractère obligatoire de signature d’un avenant conventionnel sécurisant notamment l’utilisation de la piste de l’aéroport pour des vols d’essais. Tout refus de signature de cet avenant rendra l’offre caduque». Les deux députées affirment aussi avoir obtenu «que les collectivités territoriales (…) soient associées à l’examen des offres (...) », , est-il écrit dans leur communiqué rendu public le 24 octobre.

Responsabilité des collectivités

Ces assurances arrivent après le «coup de gueule» de Jean-Louis Chauzy, président du conseil économique, social, environnemental et régional (Ceser) de Midi-Pyrénées. Dans une lettre ouverte publiée le 13 octobre (voir notre article), il dénonçait «un marché de dupes» et exprimait sa crainte de voir le futur repreneur chercher à valoriser le foncier de la plate-forme sans tenir compte des intérêts des occupants. Airbus, notamment, occupe 100 ha sous la forme d’une autorisation d’occupation temporaire (AOT). Il est depuis rassuré, même s’il avait réclamé «de sortir du cahier des charges le foncier occupé par Airbus». Il en appelle toutefois à la responsabilité des collectivités, qui doivent se préoccuper «des 300 hectares de foncier disponible pour éviter toute spéculation qui empêcherait le développement économique de la zone d’activités».

Dans l’intervalle, élus et acteurs économiques se sont mobilisés pour faire pression sur l’Etat avant la clôture de l’appel à candidature le 31 octobre. Principal actionnaire de la société gestionnaire de l’aéroport de Toulouse-Blagnac avec 60 % des parts, l’Etat va en céder, dans un premier temps, jusqu’à 49,9 %.

A ces côtés, le conseil régional de Midi-Pyrénées, le conseil général de la Haute-Garonne et la communauté urbaine Toulouse Métropole détiennent chacun 5 % du capital. S’y ajoute la chambre de commerce et d’industrie de Toulouse avec 25 % de parts.

Sept candidats potentiels

Suite à l’appel d’offres de l’agence de participations de l’Etat lancé en juillet dernier (consulter le cahier des charges en cliquant ici), sept candidats se sont déclarés.

Aéroport de Paris se serait associé à l’assureur Predica (groupe Crédit Agricole).

Vinci Airports, qui exploite vingt-trois aéroports dans le monde, aurait choisi comme partenaire CDC Infrastructure (filiale à 100% de la Caisse des dépôts et consignations) et EDF Invest.

Le groupe canadien SNC-Lavalin, qui gère déjà seize aéroports en France, dont celui de Toulouse-Francazal, est également candidat avec deux investisseurs chinois.

La Banque Populaire Occitane et la Caisse d’Epargne Midi-Pyrénées, deux réseaux régionaux du groupe BPCE, se sont associés au sein du consortium Capitole Alliance avec deux partenaires: l’Allemand AviAlliance, filiale du groupe canadien PSP ainsi que concessionnaire des aéroports d’Hambourg, Athènes ou Budapest, et OFI InfraVia, société de gestion spécialisée dans le secteur des infrastructures.

L’aéroport toulousain intéresserait aussi l’Australien Macquarie Airports et le groupe espagnol de BTP et de services Ferrovial, premier actionnaire de l’aéroport britannique d’Heathrow, associé avec la société d’investissements française Ardian.

Les propositions financières des acquéreurs potentiels de l’aéroport iraient de 400 à 600 millions d’euros.

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