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L'Etat veut jouer la locomotive du futur TGV Rhin-Rhône
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L'Etat veut jouer la locomotive du futur TGV Rhin-Rhône

Defawe Philippe |  le 03/10/2005  |  France TransportsCollectivités localesTerritoire de BelfortCôte-d'Or

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L'Etat a annoncé qu'il financerait à hauteur de 724 millions d'euros le premier tronçon de la branche Est du TGV Rhin-Rhône, entre Auxonne (Côte d'Or) et Petit-Croix (Territoire de Belfort), une participation saluée comme une "avancée importante" par les collectivités locales qui craignaient un désengagement.

"Chaque euro investi par les collectivités déclenche un engagement d'un euro de l'Etat dans ce projet", a expliqué Jean-Marc Rebière, préfet de Franche-Comté et coordonnateur du projet de ligne à grande vitesse (LGV) Rhin-Rhône, à l'issue du comité de pilotage du 3 octobre à Dijon.
"Compte tenu des efforts financiers de chacun, de ce que Réseau ferré de France (RFF) a revu sa participation à la hausse (ndlr : de 302 à 502 millions d'euros), l'Etat a indiqué qu'il est en mesure d'apporter un concours de 724 millions d'euros", a-t-il ajouté.
Grâce à ces nouvelles règles du jeu, les régions Alsace, Bourgogne et Franche-Comté, déjà engagées à hauteur de 520 millions d'euros, se disent prêtes à ajouter 100 millions supplémentaires si elles obtiennent des modalités d'emprunts avantageuses.

Après la confirmation de la part Suisse s'élevant à 66 millions d'euros, seule la contribution de l'Union européenne est maintenant attendue, ont souligné les élus qui ont participé à ce comité.
Le coût des travaux de construction de la nouvelle ligne est estimé à 2,053 milliards d'euros aux conditions économiques de janvier 2004, soit 2,428 milliards d'euros en prix courants (avec hypothèse d'actualisation de 4%).

"Après des mois de stagnation sur le plan de financement, nous avançons. Il va falloir boucler le dossier d'ici peu pour que les travaux puissent débuter au printemps 2006", a déclaré François Patriat, président du conseil régional de Bourgogne.
"La balle est dans le camp de l'Etat, qui a un certain nombre de leviers", a estimé Jean-Marie Bockel, président de l'association Trans Europe TGV Rhin-Rhône-Méditerranée et sénateur-maire de Mulhouse.

"Nous sollicitons aussi la région Rhône-Alpes depuis longtemps. Son président Jean-Jack Queyranne a annoncé récemment une participation de 23 millions d'euros aux installations réalisées en Rhône-Alpes, c'est-à-dire 60 ateliers garages. Nous attendons davantage étant donné les retombées positives du TGV pour cette région", a insisté de son côté le président du Conseil régional de Franche-Comté, Raymond Forni.

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