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L’Etat signe le permis de construire du futur CHU de Nantes
Implanté en bord de Loire, le projet développe 220 000 m2 et organise les différents services de manière concentrique autour d’un plateau technique central. - © Art & Build, Pargade Architectes

L’Etat signe le permis de construire du futur CHU de Nantes

Jean-Philippe Defawe (Bureau de Nantes du Moniteur) |  le 17/07/2019  |  Pays de la LoireLoire-AtlantiqueArchitectureArtelia

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Claude d'Harcourt, préfet de Loire-Atlantique et des Pays de la Loire, a signé ce mardi 16 juillet le permis de construire du futur CHU de Nantes. Les travaux de ce projet de près d’un milliard d’euros démarreront en octobre 2020.

 

« Il n'y a pas aujourd'hui, sur le territoire français, de projet dans le domaine sanitaire qui ait un tel impact et un tel retentissement », a déclaré Claude d'Harcourt, le préfet de Loire-Atlantique et des Pays de la Loire lors de la signature du permis de construire en présence d’Alain Robert, vice-président de Nantes Métropole, Jean-Jacques Coiplet, directeur général de l’ARS Pays de la Loire et Philippe Sudreau, directeur général du CHU de Nantes.

La signature tant attendue, ce 16 juillet 2019, était accompagnée de celles de l'autorisation environnementale unique et du permis d'exploitation d’une installation de géothermie à basse température accordé au titre du code minier, trois sésames qui avaient obtenu, le 5 juin, les avis favorables d'une commission d'enquête indépendante, sollicitée dans le cadre d'une enquête publique.

Fluide

Une première autorisation avait été délivrée le 24 octobre 2018 pour permettre la création d’une hélistation dédiée aux transports sanitaire du futur équipement. « Je n’ai jamais vu un dossier aussi complexe passer de façon aussi fluide » s’est félicité le Préfet.

Signature du permis de construire le mardi 16 juillet2019 à la Préfecture de Loire-Atlantique. De g. à dr. : Alain Robert, vice-président de Nantes Métropole ; Claude d'Harcourt, le préfet de Loire-Atlantique et des Pays de la Loire ; Jean-Jacques Coiplet, directeur général de l’ARS Pays de la Loire et Philippe Sudreau, directeur général du CHU de Nantes. © Jean-Philippe Defawe


Les 220 000 m² du futur CHU vont s’implanter sur une emprise de 10,1 ha (dont 1,6 ha de réserve foncière) sur l'île de Nantes, au cœur de la métropole. Il regroupera sur le même site les hôpitaux Hôtel-Dieu, Mère et Enfant de Nantes ; celui de Laennec, actuellement à Saint-Herblain ; ainsi que l’Institut de Recherche en Santé (IRS 2020).

Critiqué localement et récompensé à l'international


Le début des travaux est prévu en octobre 2020 et la direction de l’hôpital lancera les marchés travaux à partir de la rentrée. Le projet s’inscrira dans le cadre de la loi MOP mais une dévolution en macro-lots est envisagée. L’objectif est de livrer l’équipement avant la fin 2026.

Sauf si le calendrier est perturbé par d'éventuels recours administratifs de la part des opposants au projet qui rejettent cette implantation « dans une zone inondable et hyper-densifiée ».

Si, localement, le projet fait encore grincer quelques dents, le projet conçu par Art & Build, Pargade Architectes, Artelia et Signes Paysages séduit les professionnels de la santé comme de l’architecture et de l’urbanisme. Il y a un an, lors du European Healthcare Design Congress qui s’est tenu à Londres, ce projet a reçu le premier prix dans la catégorie « Future Healthcare Design ».

935 millions d'euros


D'un coût total de 953 millions d'euros (toutes dépenses confondues) dont 108 millions d'euros d'équipement, ce futur hôpital public sera financé à hauteur de 225 millions d'euros par l'Etat, 414 millions d'euros par des emprunts, et 314 millions d'euros par de l'autofinancement tiré notamment de la future vente du site Laennec, a détaillé la direction.

Tourné vers la médecine ambulatoire, il comportera 1380 lits (tous en chambres individuelles), soit une réduction d'environ 200 lits. « Le nombre de lits, c'est tout sauf un bon indicateur », a assuré Philippe Sudreau, directeur général du CHU, qui s'est voulu rassurant sur l’avenir des 12 000 employés de l'hôpital.

Le nouvel équipement comprendra également 54 salles de blocs opératoires réparties en 3 centres opératoires. Misant sur le numérique et visant près de 64% en ambulatoire, ce projet va tenter d’anticiper les évolutions de la médecine. D’un point de vue architectural, le projet se veut modulaire. « Nous avons intégré l’idée que nous nous sommes peut être trompé en anticipant les besoins, mais le projet a justement été conçu pouvoir évoluer » a expliqué le professeur Gilles Potel, en charge du Pôle Médecines-Urgences-Soins Critiques.

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