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Les énergies renouvelables seront les plus compétitives, selon l’Ademe
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Les énergies renouvelables seront les plus compétitives, selon l’Ademe

A.F. avec AFP |  le 10/12/2018  |  Energies renouvelablesEolienCentrale nucléairePhotovoltaïque

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Le développement ambitieux des énergies renouvelables dans le mix électrique à l’horizon 2050 pourrait permettre de produire une électricité à bas coût, moins chère pour le consommateur, indique une étude de l'Ademe.

 

Dans une étude « Trajectoires d’évolution du mix électrique 2020-2060 » publiée le lundi 10 décembre, l’Ademe soutient l’idée que le développement massif des énergies renouvelables d’ici 2050 et 2060 constitue la meilleure façon de produire une électricité à un coût réduit et la moins chère possible pour les Français. A contrario, l’agence de l’environnement estime que « si le prolongement d’une partie du parc nucléaire historique permettrait une transition efficiente, (…) le développement de la filière EPR ne serait pas compétitif ». Publiée deux semaines après l’annonce de la nouvelle Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), cette étude a pour vocation d’apporter « un regard de long terme » et de « s’assurer qu’un choix fait aujourd’hui ne va pas faire peser des coûts indus à nos enfants et petits-enfants quelques dizaines d’années plus tard », explique Arnaud Leroy, le président de l’Ademe, cité dans un document.

85% d'EnR en 2050

Selon plusieurs scénarios étudiés, l’optimum économique serait que les énergies renouvelables fournissent autour de 85% de la consommation d’électricité française en 2050, et plus de 95% en 2060, quelles que soient les variantes considérées (consommation, faible acceptabilité des énergies vertes, prolongement du nucléaire aisé, arrêt automatique des réacteurs nucléaires à 50 ans…). L'agence de l'environnement démontre que la hausse progressive de la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique français réduira d’environ 10% le coût de production de l’électricité (91€/MWh) par rapport au niveau actuel.


De plus, l’étude montre le rôle du nucléaire historique pour accompagner la transition, avec une fermeture des réacteurs à 40 et 50 ans. Par contre, si la France se lance dans un programme industriel de construction d’EPR, alors la part des énergies renouvelables baisserait autour de 75% en 2050 et le coût de production moyen de l’électricité serait globalement plus cher. Ce programme qui a débuté avec la construction de l’EPR de Flamanville (Manche) représenterait un surcoût d’environ 39 milliards d’euros sur la période, a chiffré l’Ademe.
A partir de 2035, l’éolien terrestre et le solaire pourrait se passer de subvention, soutient Arnaud Leroy qui assure que ces scénarios permettent « d’accompagner un développement important des véhicules électriques, comme d’assurer la stabilité du réseau électrique ».

Des scénarios "incontestables"


Alors que les précédentes études ont suscité des polémiques, le président de l’Ademe défend la neutralité de l’Agence. « Nous sommes un opérateur étatique, nous n’avons rien à vendre », affirme-t-il.
« Nous avons fait attention des prendre des hypothèses qui ne soient pas contestables, en choisissant celles de RTE sur l’évolution de la consommation et l’évolution des véhicules électriques, ou d’EDF sur le coût des EPR, a insisté Fabrice Boissier, directeur général délégué de l’Ademe, à l’occasion d’une conférence de presse.
Le déploiement massif des énergies renouvelables suppose « un rythme que nous saurons soutenir », a-t-il ajouté, avec notamment 2 gigawatts par an d’éolien terrestre (contre 1,7 actuellement) et 3 GW/an pour le solaire, conforme aux objectifs du gouvernement dans sa feuille de route énergétique.
L’Agence prévient toutefois que son étude n’a pas pris en compte certains éléments, comme ses conséquences sociales en terme d’emploi.

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