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L’éolienne et la chauve-souris
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L’éolienne et la chauve-souris

Leysens Eric |  le 29/08/2008  |  InternationalEnergies renouvelablesSantéEnergieTechnique

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La société canadienne d’exploitation des fermes éoliennes du Sud de l’Alberta, TransAlta, a chargé en 2006, les chercheurs de l’université de Calgary, d’éclaircir les causes exactes du nombre important de chauves-souris décédées à proximité de ces hélices, lors de leurs migrations. Retour sur l’enquête.

Les chauves-souris fonctionnent par écholocation. Elles émettent des ultrasons et l'écho qui en résulte leur permet de localiser les objets, d'en déterminer la taille et le mouvement avec une précision extraordinaire
Alors, comment ces mammifères capables d’entendre les pas d'un coléoptère marchant sur le sable, peuvent se laisser percuter par les palmes d’une éolienne ?
Pour Erin Baerwald, superviseur de l’enquête, la vérité était ailleurs.

Une chute de pression meurtrière
C’est en autopsiant les victimes que les universitaires ont constaté des hémorragies internes sur 90% des cadavres tandis que seulement la moitié portait les traces d'un contact avec les hélices.
Les chercheurs ont localisé la source de ces hémorragies au niveau des poumons.
Ils expliquent que les systèmes respiratoires des chauves-souris et des oiseaux diffèrent de façon importante. Les poumons des chauves-souris, comme ceux d'autres mammifères, sont semblables à des sacs flexibles et minces entourés par des capillaires.
Ainsi, contrairement aux poumons d'oiseau plus rigides, quand surviennent des chutes de pression comme aux abords des palmes en rotation, ces sacs peuvent s’étendre, déchirant les capillaires autour et provoquant une hémorragie interne.
Le coupable était donc bien l’hélice mais son mode opératoire se révèle plus complexe qu'au premier abord. Les physiciens nomment ce phénomène meurtrier "barotraumas".

Selon Erin Baerwald, une solution existe. Elle consisterait à augmenter le seuil de vent minimal déclenchant la rotation des palmes. Ainsi, ces mammifères se déplaçant lors des périodes de faibles vents, pourraient traverser les fermes éoliennes sans risques, dans la majeure partie des périodes migratoires.


Les chauves-souris ne se reproduisent pas beaucoup et elles sont indispensables à l’écosystème, de par leurs consommations importantes d’insectes. Il est donc indispensable de les protéger.

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