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L'ENTRETIEN : THIERRY LANFANT « Un regain d'activité, mais des prix toujours bas »

bertrand escolin |  le 06/06/1997  |  France entièreCollectivités localesArtisansConjonctureMayenne

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Le secrétaire général de la CAPEB (Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment) des Pays de la Loire relativise les bons chiffres du début de l'année.

L'activité semble reprendre au premier trimestre, qu'observez-vous pour les artisans ?

Il faut se méfier des soldes d'opinion bruts, et les relier aux chiffres de l'année 1996 qui étaient catastrophiques. Pour l'artisanat, il est vrai que l'on sent un léger mieux, avec une progression de l'activité de 1 % par rapport au premier trimestre 1997, mais qui fait suite à deux trimestres de stagnation et à trois trimestres en net recul. Pour l'année 1996, c'est la construction qui a tiré l'activité, alors que l'entretien-amélioration est en recul de 1,4 %. L'entretien-amélioration se redresse depuis le quatrième trimestre, surtout en chauffage-électricité. L'hiver précoce et rigoureux dans l'Ouest a sans doute accéléré la prise de décision chez les particuliers.

Quelles sont les caractéristiques de l'activité ?

La reprise au premier trimestre est disparate. Beaucoup d'entreprises sont débordées. Comme les carnets de commandes sont courts, l'activité est à flux tendu, les délais raccourcis, ce qui impose une organisation du travail pas facile et un jeu permanent sur la masse salariale. Le recours à l'intérim s'accentue, et l'on voit se multiplier des échanges entre artisans, qui se donnent un coup de main.

Comment évolue, cette année, l'entretien-amélioration ?

Le désengagement des aides de l'Etat dans ce secteur se traduit, dans la région, par un recul de 28 millions de francs des aides de l'Anah (1), ce qui représente un montant de travaux en baisse de 102 millions de francs, et par un recul de 15,5 millions de francs pour la prime à l'amélioration de l'habitat, l'équivalent de 62 millions de francs de travaux en moins. Géographiquement, le bassin nantais poursuit la construction de la quatrième couronne et ne connaît pas de gros problème ; ce n'est pas le cas de la Mayenne, ou du Castelbriantais où la crise commence à sévir. Le littoral se maintient. Ce qui nous inquiète beaucoup est la baisse persistante des prix des chantiers : on s'enfonce vers une spirale économique inquiétante, avec des prix cassés. Il est paradoxal que l'on milite pour une amélioration de qualité et que l'on ne se donne pas les moyens financiers de le faire, aussi bien en marché public que privé.

(1) Anah : Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat.

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