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L'ENTRETIEN BRUNO LUCAS « Il y aura gain de productivité avec le recrutement des jeunes salariés »

bertrand escolin |  le 04/04/1997  |  France Collectivités localesHygièneTravaux sans tranchéeImmobilier

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Le P-DG du groupe BAL explique ce qu'il attend des accords Robien.

Vous allez signer un accord Robien offensif pour cinq entreprises de votre groupe. Pourquoi d'abord Lucas Laval ?

Lucas Laval, 120 personnes, connaît une activité en progression de 4 % par an, avec un carnet de commande rempli, c'est une entreprise qui marche bien. Nous avons signé depuis dix ans des accords sur la modulation du temps de travail, de 36 à 42 heures, mais nous avons voulu aller plus loin. En recrutant 12 personnes, plutôt des jeunes. Je considère que l'entreprise ne peut se désintéresser de ce qui se passe autour d'elle. Elle doit participer en tant qu'entreprise citoyenne à la lutte contre le chômage.

Quel est le coût de cet accord pour l'entreprise ?

En réduisant le temps de travail de 10 %, on ne réduira pas notre productivité d'autant. C'est une certitude qui vient de nos accords passés sur les aménagements horaires. D'après nos simulations, l'opération est neutre : au bout de sept ans, la réduction des charges s'estompe mais hors gains de productivité, l'opération est neutre. Or nous estimons qu'il y aura gain de productivité par le dynamisme qu'instille dans l'entreprise la motivation et les recrutements de jeunes. Je considère que l'Etat tiendra ses engagements.

PHOTO : Bruno Lucas, P-DG du groupe BAL.

Le groupe s'engage pour cinq accords

Bruno Lucas, P-DG du groupe BAL vient d'annoncer qu'il va signer des accords offensifs dans cinq entreprises du groupe de bâtiment familial lavallois (650 salariés, chiffres d'affaires 1995 : 240 millions de francs).

Quatre autres entreprises vont suivre avec la signature d'une version offensive Robien sur le même modèle : abaissement de 10 % du temps de travail sans diminution de salaire, assorti d'un ralentissement de l'évolution des salaires de 1 % sur trois ans. Selon Bruno Lucas, «ces accords permettront d'embaucher 40 personnes avec à terme une généralisation possible impliquant l'embauche de 60 salariés. »

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