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L'ENTRETIEN BERNARD FALGA « Nous voulons maintenir le niveau des crédits »

Laurent miguet |  le 14/02/1997  |  Meurthe-et-MoselleMoselleFrance entière

Le directeur régional des affaires culturelles de Lorraine compte sur les fonds structurels européens.

Quel impact régional attendez-vous de la réduction des crédits du patrimoine ?

BERNARD FALGA. Les 30 millions de francs d'autorisations de programme accordées en 1997 pour les monuments historiques traduisent certes une baisse de près de 10 millions de francs par rapport à 1996. Mais nous espérons maintenir les consommations en jouant sur deux tableaux : une mobilisation plus active et rapide des crédits et une meilleure utilisation des fonds structurels européens. Jusqu'ici, nous avons mobilisé ces derniers à la marge, uniquement pour des projets immédiatement rentables. Or, Bruxelles peut accorder ses aides aux restaurations patrimoniales, dès lors qu'elles s'inscrivent dans une stratégie de développement économique. En accord avec le préfet de région, nous avons fixé un objectif de mobilisation de 10 millions de francs de fonds européens pour les monuments historiques lorrains en 1997.

Quels grands chantiers espérez-vous voir démarrer dans les mois à venir ?

A Lunéville, le consensus entre la ville, le département, la région et l'Etat permet enfin de lancer la restauration du château. De même, la restauration de l'ancienne cathédrale de Toul va démarrer en 1997, grâce à un accord avec la collectivité. Compte tenu du déclassement de cet édifice, qui a perdu officiellement son rang de cathédrale, l'Etat ne pouvait s'engager au-delà de 50 %, alors que les premières études, qui ne portent pourtant que sur une partie du monument excluant les façades, font déjà apparaître un besoin de 50 millions de francs. Parmi les autres opérations importantes en phase de démarrage figurent le château d'Aulnois-sur-Seille, en Moselle, et la restauration des monuments de la place Stanislas, à Nancy.

Espérez-vous un démarrage prochain des rénovations du haut fourneau d'Uckange et du carreau De Wendel à Petite-Rosselle ?

Les études se poursuivent sur le haut fourneau d'Uckange, inscrit à l'Inventaire supplémentaire, et sur lequel ont travaillé les architectes Reichen et Robert. La concrétisation du projet se heurte à une réalité objective : la proximité du gazoduc qui dessert les hauts fourneaux de la vallée de la Fensch. A cela s'ajoute la nécessaire conclusion d'un accord entre les communes de la vallée, le conseil général et le conseil régional. Le même problème se pose au centre de culture scientifique, technique et industriel (CCSTI) de Petite-Rosselle. Les aménagements paysagers et la mise en sécurité du site, déjà réalisés par l'Etablissement public de la métropole lorraine avec nous-mêmes, prouvent la volonté de l'Etat de créer un musée de société.

Nos discussions visent à faire en sorte que les collectivités s'approprient ce projet par une maîtrise d'ouvrage intercommunale.

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