Energie

L’énergie, un poids dans les dépenses de logement

«L’énergie explique l’accélération des dépenses courantes de logement en 2010», selon les données provisoires du rapport de la commission des comptes du logement (CGDD/SOeS) publié tout récemment. Après un net ralentissement en 2009, les dépenses courantes en logement des ménages «accélèrent fortement» en 2010 pour atteindre 298 milliards d’euros (+ 4,2% après + 1,8% en 2009).

Une progression qui s’explique, indique le rapport, «essentiellement par la hausse des dépenses d’énergie et d’eau succédant au repli marqué observé en 2009 (+ 12,1% en 2010, à 52 mdse, après – 3,2% en 2009), tandis que les dépenses de loyers ralentissent (+ 2,7% après + 3,1% en 2009)». Le regain des prix de l’énergie est lié aux évolutions des prix des produits pétroliers. Le prix du fioul a fortement progressé (+ 22,8%), et le prix du gaz a suivi cette tendance dans une mesure moindre (+ 6,5%).
Si les prix de l’électricité accélèrent, eux, légèrement (+ 3,7%), cette énergie représente toutefois la moitié des dépenses d’énergie (hors eau). La hausse — hors celle de la CSPE au 1er janvier — a contribué cependant «à modérer l’augmentation des prix de l’énergie». Jusqu’à quand ? Le rapport rappelle que les ménages ne sont pas égaux face aux augmentations de prix en raison de leur équipement de chauffage. «Les locataires du parc social voient leur prix augmenter de 5%, contre 6% pour ceux du parc privé». Pâtissant de la hausse du prix du gaz qui est utilisé dans 61% des logements du parc, les locataires HLM voient ainsi leurs dépenses courantes accélérer un peu plus vite que les locataires du secteur privé.
Comme les prix de l’énergie semblent, selon la grande majorité des observateurs, bien engagés sur une pente ascendante, l’évolution 2010 pourrait bien constituer le début d’une tendance de fond. L’augmentation du poids de l’énergie dans les dépenses courantes vient surtout rappeler les engagements politiques en matière de lutte contre la précarité énergétique et d’amélioration de l’efficacité énergétique. Or force est de constater que sur le deuxième dossier, la bonne formule n’a pas encore été trouvée. Quant à la précarité énergétique, la convention pour le lancement d’un observatoire — qui a été difficile à élaborer — est prête, il ne reste plus qu’à trouver une date pour sa signature. Mi-décembre, le ministre de l’Energie, Eric Besson, avait annoncé celle-ci pour «début 2011».

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