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L'effondrement du terminal 2E de Roissy est dû à une perforation de sa voûte en béton
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L'effondrement du terminal 2E de Roissy est dû à une perforation de sa voûte en béton

DEVIGE-STEWART Thierry |  le 06/07/2004  |  France entièreBétonTransportsArchitectureProduits et matériels

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L'effondrement d'une partie du terminal 2E de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle , le 23 mai, a été provoqué par une perforation de la voûte en béton surplombant l'édifice par les pièces métalliques qui la soutenaient, selon le ministère des Transports qui exclut de détruire le bâtiment tant que l'enquête en cours n'est pas close.
"La cause dominante de l'effondrement brutal est liée à la perforation de la voûte en béton par les butons (étais métalliques cylindrique)", a indiqué, mardi 6 juillet, le ministère des Transports sur la base du rapport d'étape de la commission d'enquête administrative chargée d'établir les causes du sinistre qui avait fait quatre morts et trois blessés. "Il est probable que cette perforation ait pu être préparée et facilitée par une dégradation préalable et progressive du béton", a ajouté le ministère dans un communiqué.
Cette perforation, dont l'origine n'est pas encore déterminée, a conduit à la rupture de la voûte "par flexion" suivant un phénomène qualifié de "pliure en portefeuille", a-t-il précisé. "A l'endroit où la rupture s'est produite, le buton a traversé la coque et en traversant la coque, (comme) il ne la soutenait plus, la coque s'est pliée sur elle-même et (le bâtiment) s'est effondré", a-t-on résumé au cabinet du ministre.
Tant que les causes premières de l'effondrement n'ont pas été définitivement établies, aucune démolition de la jetée du terminal 2E n'est envisagée.Il n'y a que s'il apparaît irréparable que l'on démolira le bâtiment.
Le ministre des Transports Gilles de Robien avait demandé que lui soit remis fin juin les premières conclusions de ces travaux conduits parallèlement à l'enquête judiciaire diligentée après la catastrophe qui a provoqué la fermeture du bâtiment dont une partie doit être rouverte au public le 15 juillet.
La commission, présidée par le spécialiste des ouvrages d'art Jean Berthier, a écarté deux hypothèses fréquemment évoquées pour expliquer la catastrophe: celle d'un glissement de terrain ayant entraîné l'affaissement du bâtiment et celle de fragilités au niveau des poteaux soutenant l'ensemble de l'édifice.
"Ce que l'on a constaté dans cette affaire, c'est que cela ne venait pas d'un tassement d'appui comme ce qui avait été imaginé, cela ne vient pas (non plus) d'une rupture des appuis (...), cela vient de cette pièce de jonction entre la coque (en béton, ndlr) et l'armature extérieure (en métal, ndlr) que l'on appelle le buton", a-t-on souligné au cabinet du ministre. Et "cela s'est fait justement dans cette partie qui avait été évidée pour permettre le passage des passerelles de liaisons avec les commerces", a-t-on ajouté.
L'effondrement d'une partie du toit du bâtiment - composé d'une coque en béton doublée d'une coque en verre - s'est produite dans sa partie centrale, là où il est relié au reste du terminal par trois passerelles. "Ces orifices là ont fragilisé la voûte", a-t-on expliqué au cabinet du ministre.
Outre les causes originelles du phénomène de perforation, l'une des principales questions auxquelles doit encore répondre la commission est de savoir pourquoi "l'accident ne s'est produit que deux ans et quatre mois après la construction", a souligné le ministère dans le communiqué. "Quand quelque chose est une faute de calcul ordinaire cela casse tout de suite; quand cela tient pendant deux ans, cela veut dire qu'au fond c'était fait pour tenir, mais que, soit il eu une augmentation d'effort, soit il y a eu une diminution de résistance du matériau", a-t-on expliqué.
La date de remise des conclusions définitives de la commission d'enquête n'a pas été précisée.

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