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L’autoconsommation : un modèle délicat à calibrer

le 10/04/2014  |  Logement socialEnergies renouvelablesEuropeParisFrance entière

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Les deux dernières réunions du groupe de travail sur l’autoconsommation auront lieu d’ici fin avril, a indiqué Pierre Fontaine lors d’un colloque organisé jeudi 10 avril par le CEA, l’Ines et l’OFAEnR. Les conclusions des travaux seront rendues « courant juin », a ajouté le sous-directeur des systèmes électriques et des énergies renouvelables à la DGEC (MEDDE).

Si le calendrier de la loi sur la transition énergétique est respecté – la nouvelle ministre de l’Énergie, Ségolène Royal, maintient la date d’une présentation du projet en Conseil des ministres en juin –, il ne devrait pas renfermer d’éléments sur l’autoconsommation.

« Si nécessaire, ils pourront être intégrés lors de l’examen du projet de loi au Parlement », a indiqué Pierre Fontaine. Il a évoqué un prochain « développement spontané » de l’autoconsommation du fait d’un croisement à venir des courbes de la facture d’électricité (qui augmente) et du tarif d’achat de l’électricité photovoltaïque (qui diminue). Mélanie Persem, directrice de l’Office franco-allemand pour les énergies renouvelables (OFAEnR), a rappelé qu’en France, la parité réseau pour le photovoltaïque était attendue « en 2016 dans le résidentiel et avant 2020 dans les autres segments de marché ».

Peu avant, Jean-Pierre Joly soulignait « l’engouement populaire » pour cette nouvelle forme de consommation et pas uniquement en Allemagne ou en Californie. Pour preuve, le directeur général de l’Institut national de l’énergie solaire (Ines) pointait le fort développement des petites installations. Reste que le groupe de travail installé en décembre par la DGEC a mis en évidence la difficulté pour définir le bon calibrage du modèle. Le retour d’expérience de l’Allemagne est ici précieux. Berlin a, à plusieurs reprises ces dernières années, amendé ou réformé son mécanisme pour l’autoconsommation. Jusqu’à la dernière réforme de la loi EEG sur les énergies renouvelables adoptée mardi 8 avril en Conseil des ministres. L’une des nouveautés (des exemptions existent) étant que les prochains autoconsommateurs vont devoir participer au financement à hauteur de 50 % de la contribution EEG (équivalent de la CSPE française).

En France, au fil des travaux du GT de la DGEC, le besoin de déployer une phase expérimentale de plusieurs années a rapidement émergé. Notamment dans le secteur tertiaire et commercial où la question de l’injection de l’électricité sur le réseau s’avère moins délicate à traiter que pour le secteur résidentiel. Le choix du mécanisme de soutien restera également un élément fondamental de l’équation.

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