Entreprises de BTP

L’artisanat résiste mais pour combien de temps? se demande la Capeb

« Oui, l’économie réelle est touchée. Pour le moment, l’artisanat résiste mais pour combien de temps? », se demande la Capeb, qui affiche une croissance de l’activité en volume de 0,5% au troisième trimestre dans l’artisanat du bâtiment contre + 2,5% un an plus tôt. La progression de l’ensemble des 12 derniers mois est de 1% en volume.
C’est le neuf qui s’en tire le plus mal, avec une croissance nulle au troisième trimestre, l’entretien-rénovation faisant apparaître une hausse de 0,5%, soit le même rythme que les trois précédents mois. En prise directe avec le neuf, les maçons voient leur volume d’activité reculer de 1% en volume par rapport au même trimestre de 2007. Dans la serrurerie-menuiserie, l’activité est atone. Les couvreurs-plombiers-chauffagistes affichent encore une hausse de 1% en glissement annuel, la palme revenant à l’aménagement-décoration-plâtrerie, avec + 1,5%.Les entreprises de 10 à 20 salariés, qui s’en sortaient mieux que les moins de 10, sont en perte de vitesse. Les deux catégories sont à + 0,5% au T3.

Opinion négative
Interrogés sur l’avenir, les chefs d’entreprises sont moroses: les soldes d’opinion sur les carnets de commandes sont devenus négatifs ce trimestre tant dans le neuf que dans l’entretien, augurant un recul de l’activité à venir. 17% des entreprises constatent un ralentissement des commandes et 21% une baisse. Leur durée a diminué de 2 mois cette année et ils sont compris entre 7 et 8 mois. De même celui la trésorerie des entreprises plonge à un niveau qu’il n’avait pas atteint depuis le 1er trimestre 2003.
Géographiquement, on constate un recul important dans le Sud de la France, l’Ouest, le Centre et Rhône-Alpes tirant leur épingle du jeu.
« Les risques pour l’emploi dans le secteur sont directement liés à la durée de la crise », note la Capeb en rappelant que, d’expérience, ils sont « plus faibles » dans les entreprises artisanales. Elle fait porter ses espoirs sur le « relais de croissance » que constitue le Grenelle de l’environnement.
« En conclusions, on devrait arriver au 31 décembre 2008 sans trop de dommage mais je redoute l’année 2009 », conclut Jean Lardin avant de saluer « l’effet très positif sur la relance de la confiance » des mesures prises ce week-end.

Françoise Vaysse

Retrouvez l’intégralité de l’interview de Jean Lardin dans le Moniteur ce vendredi 17 octobre.

Consultez les chiffres de la conjoncture du 3e trimestre 2008 en images

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X