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L’arrosage dope le photovoltaïque

Laurent miguet |  le 02/12/2011  |  Bas-Rhin

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Bas-Rhin
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Energies renouvelables -

La toiture de la salle polyvalente d’un village alsacien a servi de test pour démontrer qu’il était possible d’améliorer le rendement des panneaux photovoltaïques en les refroidissant par arrosage.

Les spécialistes le savent bien : le rendement de conversion d’une toiture photovoltaïque baisse de façon non négligeable au fur et à mesure que sa température augmente. Un problème auquel le bureau d’études Marc Huber Ingénierie (MHI) vient d’apporter une solution originale validée par une expérimentation engagée au printemps dernier sur le pan sud de la toiture de la salle polyvalente de Wingen (Bas-Rhin). Equipée de 38,42 kWc de panneaux sur une surface de 330 m², cette toiture a été divisée en trois zones : l’une, classique, sert de référence, tandis que les deux autres zones subissent deux types d’arrosage, soit par le bas, soit par le haut. Depuis le faîte de la toiture, un tuyau percé à intervalles réguliers projette l’eau durant dix minutes dès que la température des panneaux dépasse 35 °C. Des mises au point préalables en atelier ont permis de régler la pression de l’eau, le diamètre et l’espacement des percements, afin d’obtenir l’arrosage le plus homogène possible. Un point important en effet compte tenu du fait que la production d’un panneau se cale sur celle de sa cellule la moins bien exposée.

Production supplémentaire de 10 %

Avec un écart positif de 2 % par rapport à la zone de référence, le refroidissement par le bas ne s’est pas révélé très probant. Le refroidissement par le haut, en revanche, a amené une production supplémentaire de l’ordre de 10 %, soit 7 à 8 % nets en tenant compte de la consommation des pompes hydrauliques. Le bureau d’études cherche maintenant à affiner le choix du seuil de température de déclenchement de l’arrosage, ainsi que sa durée. Faudra-t-il arroser moins longtemps le matin et davantage le soir ? « En répondant à ces questions d’ici à 2013, nous espérons atteindre notre objectif initial d’un différentiel de production de 5 % sur l’année », annonce Marc Huber. Selon l’ingénieur, l’innovation intéresserait soit les bâtiments implantés dans des pays chauds et ensoleillés, soit ceux qui se situeraient en aval d’un lac.

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PHOTO - 598238.BR.jpg - © Marc Huber Ingénierie
Fiche technique

Investissement : 200 000 euros HT, dont 35 000 euros pour l’arrosage et 15 000 euros pour l’instrumentation. Maître d’ouvrage : commune de Wingen. Maître d’œuvre : Marc Huber Ingénierie. Installateurs : Balcke (électricité), Beyer (plomberie).

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