Transport et infrastructures

L’arrivée du métro à la mairie d’Aubervilliers gelée… ou presque

Mots clés : Etat et collectivités locales - Politique de la ville - Transport collectif urbain

La RATP a annoncé mercredi 28 mars que suite à des difficultés techniques dans l’opération de congélation des sols préalable à la création de la station Mairie d’Aubervilliers, le prolongement de la ligne 12 du métro parisien serait reporté. La maire PCF de la ville y voit une « preuve manifeste de mépris » pour sa ville, la Seine-Saint-Denis et la banlieue.

« Le chantier de la future station Mairie d’Aubervilliers, où est menée une opération complexe de congélation des sols, a connu des difficultés techniques », si bien que « la mise en service de fin 2019 ne pourra être tenue », a annoncé mercredi 28 mars la RATP. « Actuellement, les équipes de Vinci modifient le dispositif de congélation au sein du chantier de la future station », a expliqué la RATP. « Cette opération sera terminée à l’été 2018. En fonction des résultats obtenus, un nouveau calendrier des travaux pourra être totalement stabilisé », a ajouté la Régie.

Le prolongement de la ligne 12 jusqu’à Aubervilliers devait initialement être achevé fin 2017 mais la RATP avait déjà annoncé en octobre 2014 devoir repousser de deux ans sa mise en service.

 

« Preuve manifeste de mépris »

 

Dans une déclaration prononcée à l’ouverture du conseil municipal mercredi soir, et transmise à l’AFP, Mériem Derkaoui a fustigé un retard « incompréhensible et inadmissible ». L’édile a rappelé qu’Aubervilliers attendait son métro « depuis des décennies » et que le chantier, dont le premier coup de pioche remonte à 2012, avait créé d’importantes nuisances et difficultés de circulation.  « Comment ne pas interpréter cela comme une preuve manifeste de mépris à l’égard d’Aubervilliers, de la Seine-Saint-Denis et de la banlieue? », a ajouté Mme Derkaoui.

En raison du préjudice « important » causé aux habitants comme aux commerçants, la municipalité prévient qu’elle « engagera toutes les dispositions juridiques nécessaires pour que l’Etat, le Stif (ex-Syndicat des transports d’Ile-de-France, ndlr) et la RATP prennent pleinement leurs responsabilités ». 

La première élue demande également à être reçue en délégation par la ministre des Transports, Elisabeth Borne. Elle réclame enfin la désignation d’une commission d’experts indépendants pour « obtenir des échéances quant à la fin du chantier ».

 

 

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