Transport et infrastructures

L’Argentine lance un appel d’offres international pour une ligne TGV

Le secrétaire d’Etat argentin aux Transports, Ricardo Jaime, a précisé qu’il s’agissait de construire une double voie électrifiée devant permettre à des TGV de circuler à une vitesse maximale comprise entre 250 et 300 km/h sur le tronçon de 310 km reliant la capitale argentine à la ville de Rosario, capitale argentine de l’industrie agro-alimentaire, située plus au nord.
Dans un deuxième temps, le gouvernement envisage également de prolonger cette ligne TGV, une première en Amérique latine, jusqu’à Cordoba, située plus à l’ouest, sur une distance totale de quelque 710 km. La décision sur ce deuxième tronçon n’a toutefois pas encore été prise et pourrait se limiter à une simple modernisation de la ligne existante, sans électrification, selon un communiqué du secrétariat d’Etat aux Transports, qui fait état des deux options encore sur la table.
L’appel d’offres lancé par le gouvernement argentin stipule que les entreprises candidates doivent présenter un projet comprenant notamment la construction des lignes nouvelles, y compris sur le deuxième tronçon, la fourniture des matériels roulants et un financement du projet à hauteur minimum de 50%.
Les entreprises intéressées ont jusqu’au 15 juin pour manifester leur intérêt et le gouvernement fera savoir avant le 30 du même mois si elles répondent aux exigences techniques et économiques à la réalisation d’un tel projet. Les entreprises retenues auront ensuite jusqu’au 26 octobre pour présenter leur projet. Le gouvernement argentin fera connaître son choix avant la fin décembre et les travaux devront ensuite commencer début 2007 pour une mise en service 30 mois plus tard.

L’entreprise française Alstom, qui a conçu le TGV français, semble particulièrement bien placée dans la course. Le ministre argentin des Affaires étrangères Jorge Taiana, qui a participé à la cérémonie de lancement de cet appel d’offres, a rendu lundi un hommage appuyé aux investissements français en Argentine. « Nous sommes très contents des investissements que sont en train de réaliser plusieurs entreprises françaises dans notre pays », a-t-il déclaré dans un communiqué à l’issue de cette cérémonie. Des responsables d’Alstom ont d’ailleurs participé à cette cérémonie pour « s’informer » des conditions de cet appel d’offres, selon ce même communiqué, qui qualifie Alstom de l’un des principaux groupes économiques européens et annonce l’arrivée prochaine en Argentine de son président Philippe Mellier.

Le corridor Buenos Aires-Rosario-Cordoba est l’axe de communication le plus important d’Argentine tant pour les passagers que pour les marchandises, a précisé ce communiqué. Ces trois villes sont les plus importantes du pays avec un total de près de 15 millions d’habitants.
Le gouvernement argentin du président Nestor Kirchner a pris « la décision stratégique qui doit être considérée comme une politique d’Etat de reconstruire le système ferroviaire national, lequel a souffert d’une profonde décadence au cours de la décennie 80 », a ajouté M. Jaime devant la presse.
La décennie 80 correspond aux années de présidence de Carlos Menem, qui avait pris la décision de privatiser les chemins de fer argentins, lesquels faute d’investissements, ont largement périclité.
AFP

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