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L'AQC met la gestion des interfaces au coeur des préoccupations
Palais de justice de Périgueux - © © Apij

L'AQC met la gestion des interfaces au coeur des préoccupations

JULIE NICOLAS |  le 11/06/2014  |  ImmobilierRéglementationRéglementation des marchés privésTechniqueQualité

Lors du dernier rendez-vous de l'Agence qualité construction (AQC), la directrice générale de l'Agence publique pour l'immobilier de la justice (Apij) a présenté sa méthode pour gérer les interfaces entre les acteurs dans le cadre de la commande publique.

Quel est l’impact des interfaces sur la sinistralité ? Tel était le thème du 16e rendez-vous de l’Agence qualité construction (AQC) qui s’est tenu à Paris, jeudi 5 juin 2014. A cette occasion, la directrice générale de l’Agence publique pour l’immobilier de la justice (Apij), Marie-Luce Bousseton a présenté son expérience de maître d’ouvrage public, qui, comme monsieur Jourdain, « fait de la gestion des interfaces sans le savoir ».

En l’occurrence, c’est sur la gestion des risques que s’est concentrée la directrice générale de l’Apij en précisant « qu’il est tout de même difficile au début du XXIe siècle de trainer pendant sept ou huit ans des questions d’étanchéité sur un palais de justice, avec manifestement des points qui ne seront jamais réglés compte tenu des défauts de conception ou d’une mauvaise interface entre les acteurs. » Entre ce retour d’expérience problématique et le budget de deux milliards d’euros destinés à financer un portefeuille pénitentiaire et un portefeuille judiciaire, l’Apij est en effet soucieuse des risques. « En particulier des questions liées au calendrier et au respect des délais, aux risques financiers et à la gestion des interfaces entre les acteurs de l’acte de construire ».

L’Apij pratique tous les types de commande publique à parité d’investissement. Ainsi, « nous avons un peu tordu les règles de la loi MOP et proposé aux architectes de lancer des appels d’offres dès la phase d’avant-projet détaillé (APD), c’est-à-dire sans avoir défini tous les dispositifs constructifs », explique Marie-Luce Bousseton. « Certes les architectes se sont montrés réticents au début, mais aujourd’hui alors que nous sommes en phase chantier, nous estimons que ces phases collaboratives ont été fructueuses », explique-t-elle. En l’occurrence, elles ont permis de réaliser des prototypes très en amont, de régler des points de conception singuliers en avance, notamment en demandant aux architectes et aux entreprises d’identifier ensemble une approche pour résoudre ces points singuliers, qui sont souvent relatifs aux façades.

PPP : les bonnes pratiques

Le PPP est également un outil utilisé par l’Apij, où Marie-Luce Bousseton note qu’il exige « une maîtrise d’ouvrage solide car elle est un acteur contre les deux autres ». Dans le cadre d’un PPP, l’Apij impose un délai contractuel intermédiaire à la fin du clos-couvert. « Nous avons en effet remarqué que les entreprises du gros œuvre prennent souvent leurs délais et transmettent ensuite les impératifs du planning aux corps d’état secondaire, au détriment de la qualité. Nous réfléchissons donc à des clauses incitatives et à tout ce qui peut être aidé de façon contractuelle, afin que les bonnes pratiques ne restent pas des vœux pieux. »

Enfin, en matière de conception/réalisation, la directrice générale a remarqué les avantages du dialogue compétitif en amont de la signature du contrat. « Nous avons introduit un amendement dans une loi pénitentiaire de 2011 qui nous permet de systématiser le dialogue compétitif pour tous les bâtiments pénitentiaires en mode conception/réalisation », explique-t-elle. Ce qui permet à l’agence de voir se transformer plans masse et architectures des projets au fur et à mesure des dialogues. « Cela apporte une vraie richesse aux projets et davantage d’audace de la part des architectes », conclut-elle.

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