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L'Aorif redoute les mesures gouvernementales

NATHALIE MOUTARDE |  le 29/09/2017  |  ImmobilierLogementCollectivités localesLogement social

Région -

Lors de la présentation de la stratégie logement, le 20 septembre, Jacques Mézard et Julien Denormandie, respectivement ministre et secrétaire d'Etat à la Cohésion des territoires, ont confirmé la volonté du gouvernement de baisser les loyers dans le parc social pour compenser une réduction équivalente des aides personnalisées au logement (APL), sans cependant préciser le montant de cette baisse (lire aussi p. 25).

Selon l'Aorif-Union sociale pour l'habitat d'Ile-de-France, une diminution de 50 euros par mois - montant évoqué par le gouvernement les jours précédant la présentation - des quittances des locataires bénéficiant de l'APL représenterait une perte de l'ordre de 315 millions d'euros par an, soit l'équivalent des deux tiers des fonds propres apportés par les organismes pour la construction de logements sociaux. Quelque 36 000 logements ayant été agréés en 2016, cette mesure remettrait donc en cause le plan de financement de près de 21 000 logements sociaux, avec pour conséquence d'enrayer l'actuelle dynamique de la production. « C'est pour le moins paradoxal, à l'heure où le gouvernement annonce vouloir créer un choc de l'offre dans les zones tendues comme l'Ile-de-France, avec ses 700 000 demandeurs de logements sociaux », commentent les responsables de l'Aorif.

Baisse de la qualité de service. Des solutions ont été avancées pour pallier le manque à gagner pour les bailleurs sociaux. Les responsables de l'Aorif se montrent ainsi réservés sur l'accélération de la vente de logements HLM. « Ces ventes doivent financer l'investissement et non le fonctionnement des organismes », prévient Jean-Luc Vidon, président de l'Aorif. « En Ile-de-France, le relèvement du seuil de la loi SRU de 20 à 25 % a fortement freiné la dynamique qui s'était enclenchée », rappelle Christophe Rabault, directeur de l'Aorif.

Quant aux économies sur les coûts de gestion, « elles peuvent très vite se traduire par une économie sur la qualité du service rendu », estime Jean-Luc Vidon. En revanche, l'Aorif devrait approuver la prolongation de trois ans de la procédure de conception-réalisation en zone tendue. « Un mode opératoire, qui permet de réduire les coûts et les délais », souligne-t-il.

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