Paysage

L’ancienne usine lyonnaise de camions se transforme en parc

Mots clés : Aménagement paysager - Aménagements extérieurs - Établissements industriels, agricoles, ICPE

L’ex-usine de camions de Renault Véhicule Industriel achèvera sa mutation en parc public au printemps prochain, dans le troisième arrondissement de Lyon. Le projet du paysagiste Thierry Laverne sert de test pour mesurer les impacts sanitaires des espaces verts en ville.

« Comme souvent, la gestion de l’eau sert de cheval de Troie au projet ». Thierry Laverne, maître d’œuvre de la mutation de l’ancien site lyonnais de Renault Véhicule industriel, rend hommage à l’école de graffiti urbain Emile Cohl : « Contrairement à d’autres maîtres d’ouvrage limitrophes, cet établissement a accepté de jouer le jeu de l’alimentation hydraulique des jardins », se réjouit le paysagiste. La source pluviale issue des toitures irriguera la grande prairie qui descendra en pente douce vers une zone humide.

 

Trois ambiances

 

Cette pièce centrale à usages multiples structure le projet de 8000 m2 chiffré à 3 millions d’euros. Des jardins partagés et des espaces d’exposition à disposition de l’école Emile Cohl diversifieront les ambiances et justifient ce commentaire de  Thierry Laverne en forme de slogan : « La dimension d’un parc, les qualités d’un jardin ». La réalisation s’appuie sur des travaux de terrassement importants : décaissement des 1800 m2 de terres polluées, jusqu’à une profondeur de deux mètres, et confinement du sous-sol au moyen d’une nappe géotextile.

Baptisé Zénit – probablement sans h, en référence aux moteurs autrefois produits dans l’usine de camions – le parc accompagnera la renaissance d’un quartier dominé par les fonctions d’habitation, d’artisanat et de formation. « Nous offrons leur cour de récréation aux quelque 6000 étudiants qui fréquenteront le site», sourit le concepteur, accompagné, sur le plan technique, par le bureau d’études TPF-i. Des pergolas abritant les blocs sanitaires signaleront les quatre entrées.

 

Le règne des mieux-disant

 

A moins d’un semestre de la livraison, Thierry Laverne rend hommage à la qualité d’exécution des travaux assurés par les titulaires des huit lots, où se retrouvent des fleurons régionaux des entreprises du paysage : Parc & Sport, Greenstyle, Tarvel. Munoz… « Lyon ne choisit pas forcément le moins disant : la technique représente 40 % de la valeur des offres, devant le prix et l’environnement à 30 % », souligne Daniel Boulens, directeur des espaces verts de la ville, maître d’ouvrage et organisateur d’une visite guidée du chantier, en décembre dernier dans le cadre du salon Paysalia.

 

Double expérimentation

 

Toute l’interprofession du paysage suivra l’expérimentation qui accompagne le projet : le Grand Lyon, l’Agence régionale de Santé et l’observatoire régional de la santé entendent mesurer l’impact du nouvel espace vert sur la santé des riverains. La ville ajoute un autre test : celui du « Zéro corbeille ». Un pari sur l’écoresponsabilité des citoyens, invités à emmener leurs déchets dans les bacs de tri, à l’extérieur du parc.

 

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