En direct

« L'amélioration de l'habitat sort gagnante du confinement », Pierre-André de Chalendar, P-DG de Saint-Gobain
Pierre-André de Chalendar, PDG de Saint-Gobain. - © Jean Chiscano
Interview

« L'amélioration de l'habitat sort gagnante du confinement », Pierre-André de Chalendar, P-DG de Saint-Gobain

Propose recueillis par Adrien Pouthier et Fabien Renou |  le 20/11/2020  |  France Pierre-André de ChalendarSaint-GobainHabitatRénovation énergétique

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

France
Pierre-André de Chalendar
Saint-Gobain
Industrie
Habitat
Rénovation énergétique
Valider
Pour lire l’intégralité de cet article, testez gratuitement lemoniteur.fr - édition Abonné

Industrie -

Saint-Gobain devrait tirer parti de la nouvelle dynamique en faveur de la rénovation énergétique, en France comme aux Etats-Unis.

 

Joe Biden a d'ores et déjà annoncé le retour des Etats-Unis dans l'accord de Paris. Qu'est-ce que cela change pour Saint-Gobain ?

Ce retour est une très bonne nouvelle. C'est le point le plus important pour moi, à la fois en tant que citoyen du monde et en tant que patron de Saint-Gobain, l'un et l'autre très engagé dans la lutte contre le changement climatique.

Notre présence outre-Atlantique est forte et je pense que la réglementation future favorisera la transition énergétique, ce qui est positif pour notre groupe.

Aux Etats-Unis, justement, Saint-Gobain a-t-il souffert de la pandémie ?

En termes d'activité économique, il y a eu un ralentissement - bien que beaucoup plus modéré qu'en Europe - au deuxième trimestre et nous avons réalisé un très bon troisième trimestre avec une augmentation de 5 % de nos ventes. Actuellement, la dynamique est forte aux Etats-Unis : les mises en chantier et les permis de construire sont très élevés et la rénovation, comme en Europe, est bien orientée. Plus largement, nous avons enregistré un chiffre d'affaires de 10,12 milliards d'euros au troisième trimestre, en hausse de 3,2 % sur un an. Dans la zone Europe du Sud-Moyen-Orient & Afrique, le rebond des ventes atteint 7,4 %.

Et avec le confinement, l'amélioration de l'habitat est clairement l'un des postes gagnants.

Cette prise de conscience de l'importance du confort dans le logement ne risque-t-elle pas de faire oublier le non-résidentiel ?

Il est certain que l'immobilier de bureaux pourrait souffrir. D'abord parce que ce n'est pas sur ce poste que les entreprises vont investir en priorité aujourd'hui. Et puis, parce que des incertitudes subsistent sur le nombre de m² nécessaires dans le futur. De nombreuses thèses fleurissent en ce moment pour dire que « l'on aura besoin de 20, 30 ou 40 % d'espaces en moins » avec la montée en puissance du télétravail.

Je ne saurais le confirmer à ce jour, mais je ne pense pas que ce sera proportionnel à la part de télétravail. Pour l'instant, nous sommes en télétravail quasiment à 100 % pour respecter les consignes gouvernementales, mais continuer à se voir et être créatifs ensemble est essentiel. A l'avenir, on ne viendra pas au bureau pour rester enfermé face à son ordinateur mais pour voir, travailler et créer avec les autres. Je crois d'ailleurs que l'open space sera encore plus adapté après la crise sanitaire qu'il ne pouvait l'être avant. L'espace de travail favorisera la créativité et les liens interpersonnels et chacun disposera d'un peu plus de m² que par le passé.

Et pour le reste du non-résidentiel ?

Au-delà du secteur des bureaux qui ne devrait donc pas être très porteur dans les deux ou trois prochaines années, le non-résidentiel en général devrait connaître, en revanche, une tendance positive. Notamment parce que l'énorme chantier de la rénovation énergétique des bâtiments publics (écoles, hôpitaux, universités) va commencer.

Il sera extrêmement bénéfique pour la collectivité et devrait représenter un supplément d'activité significatif pour le secteur du bâtiment dans les années qui viennent. Si j'avais un conseil à donner à nos clients actifs dans l'immobilier de bureaux, ce serait de se reconvertir dans les écoles et les hôpitaux ! C'est un marché porteur qui peut démarrer assez vite, dès le début de l'année prochaine…

[...]

Cet article est réservé aux abonnés, abonnez-vous ou connectez-vous pour lire l’intégralité de l’article.

Déjà abonné

Saisissez vos identifiants

Mot de passe oublié ?
Se connecter

Pas encore abonné

En vous abonnant au Moniteur, vous bénéficiez de :

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

Ré(investir) les toits

Ré(investir) les toits

Date de parution : 11/2020

Voir

Marchés privés de construction : guide de rédaction des contrats

Marchés privés de construction : guide de rédaction des contrats

Date de parution : 11/2020

Voir

L'urbanisme commercial

L'urbanisme commercial

Date de parution : 11/2020

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur
Ajouter Le Moniteur à l'écran d'accueil