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L'air de Roissy aussi pollué que celui de Paris...

DEGIOANNI Jacques-Franck |  le 28/06/2002  |  Seine-et-MarneVal-d'OiseYvelinesParisSeine-Saint-Denis

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Les aéroports de Roissy et du Bourget ont une influence sur la qualité de l'air au voisinage immédiat des plates-formes, où l'air peut être aussi pollué qu'au coeur de l'agglomération parisienne, selon les premiers résultats d'une étude publiés par Airparif.
L'organisme de surveillance de la qualité de l'air a placé des capteurs dans 200 sites de 60 communes dans un périmètre de 5 km autour de ces deux aéroports parisiens. Un million de franciliens vivent dans ce périmètre.
Une première campagne de mesures s'est déroulée de mi-janvier à fin février, et une deuxième campagne est en cours pour mesurer la pollution l'été.

Le vent fort pendant la période de mesures a favorisé la dispersion des polluants et les niveaux sont donc plutôt faibles. Mais "on peut en tirer deux idées fortes", selon Dominique Gombert, directeur adjoint d'Airparif.
Première leçon, "on voit la signature de la capitale très loin": la pollution de l'agglomération se fait sentir jusqu'à 50 km de Paris, souligne M. Gombert. Cette pollution en provenance de Paris se combine avec celle du réseau routier particulièrement dense au nord de la capitale: autoroute du Nord, A3, francilienne, RN17 etc.
Difficile dans ces conditions de faire la part de la pollution des aéroports et de celle des axes autoroutiers. Gonesse est par exemple plus polluée que les zones voisines, mais dans un réseau routier si dense qu'il est impossible d'établir la part de la plate-forme de Roissy.

Deuxième leçon: l'influence locale des activités aéroportuaires est réelle au voisinage immédiat de la plate-forme. Ainsi sur les communes de Mauregard et du Mesnil-Amelot au Nord Ouest, et sur le quartier du Vieux-Pays à Tremblay-en-France, "les niveaux de pollution au dioxyde d'azote sont supérieurs de 25% sous le vent dès que l'on traverse la plate-forme aéroportuaire", selon M. Gombert.
Pas de panique: les niveaux relevés (42 à 44 microgrammes de dioxyde d'azote par m3) pendant l'hiver ne sont pas alarmants. Il sont toutefois supérieurs aux objectifs de qualité français (40 microgrammes par m3), et comparables au niveau du coeur de l'agglomération parisienne.

Ces résultats seront complétés par les mesures réalisées cet été jusqu'à mi-juillet et par l'exploitation des données sur les hydrocarbures.

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