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L’agriculture circulaire s’enracine en ville
Le second colloque Agriculture circulaire s'est terminé le 29 novembre sur des perspectives prometteuses. - © Afaia

L’agriculture circulaire s’enracine en ville

le 30/11/2018  |  Economie circulaireEntreprises du paysageInstitut de l'économie circulaire

Les promoteurs de l’agriculture circulaire finissent l’année 2018 dans la liesse. Leur second colloque biennal, réuni le 29 novembre au bois de Vincennes à l’initiative du syndicat Afaïa, s’est achevé sur des perspectives prometteuses : présentation d’un livre blanc à l’institut national de l’économie circulaire, consécration de la marque « Fertilisants durables » lancée deux ans plus tôt lors d’un premier colloque.

Consacré aux systèmes agricoles et agroalimentaires, un livre blanc apporte la contribution des producteurs de fertilisants organiques aux travaux de l’institut national de l’économie circulaire (Inec). « Dédié à l’écologie industrielle et territoriale autour de la matière organique, le groupe de travail qui a rédigé ce document offre l’une de nos meilleures références », a salué Christophe Debien, le 29 novembre au parc floral du bois de Vincennes, en clôture du second colloque biennal de l’agriculture circulaire.


Marché prometteur

Organisateur de l’événement et membre de ce groupe de travail, le syndicat de producteurs de fertilisants organiques et de supports de culture Afaïa récolte les fruits d’une initiative lancée lors d’une première rencontre sur ce thème, à l’automne 2017, avec le Club du retour à la terre (CRT) : le lancement de la marque « Fertilisant durable ». « Nous avons franchi cette année le million de tonnes enregistrés sous cette marque », se réjouit Hubert Brunet, président du CRT.
Fort du soutien de la commission européenne et de plusieurs Etats membres qui souhaitent intégrer cette marque dans le futur règlement consacré aux matières fertilisantes, le syndicat français met désormais le cap sur l’international : « Sustainable Fertiliser démarre aujourd’hui. Demain, la marque regroupera des dizaines de millions de tonnes. Pour le prochain colloque en 2020, nous pouvons déjà fixer un objectif de deux millions », s’enthousiasme Benoît Planques, président d’Afaïa.


Arcanes bruxellois

L’association française de normalisation (Afnor) apporte de l’eau à son moulin : Italpollina France, membre d’Afaïa, se tient prêt à faire partie des testeurs de la norme expérimentale XP-X30-901, consacrée aux systèmes de management de l’économie circulaire. La France détient depuis septembre le secrétariat et la présidence du comité technique. « Qui fait la norme fait le marché », rappelle Corrine Del Cerro, chargée des stratégies environnementales et de la responsabilité sociétale et environnementale à l’Afnor.

Certes, les participants au colloque n’ont pas éludé les freins à l’agriculture circulaire, entre les arcanes bruxellois et les inquiétudes sanitaires qui entourent le retour à la terre des biodéchets. Mais l’émergence du marché de l’agriculture urbaine ouvre de nouvelles perspectives : « Frileuse au départ, l’Afaïa craignait les déceptions liées à un phénomène de mode, et redoutait l’ampleur des investissements face à des microprojets. Mais nous constatons l’émergence d’un vrai phénomène sociétal », argumente Claire Grosbellet, ingénieur R & D à La Florentaise et animatrice de l’atelier Agriculture et végétalisation en ville au colloque du 29 novembre.

L'atelier "végétalisation en ville" a réuni les producteur de supports de culture, les entreprises du paysage, les agriculteurs urbains et le réseau Plante & Cité.

Changement de regard

Les entreprises du paysage, elles aussi, changent leur regard sur l’agriculture urbaine : « Peut-être ne sommes-nous qu’une quinzaine aujourd’hui sur ce créneau. De même voici une vingtaine d’années, le recyclage de déchets verts n’intéressait qu’une vingtaine de pionniers », témoigne Marc Loiseleur, président du groupe éponyme et de l’association paritaire Qualipaysage. Et d’appeler de ses vœux la constitution d’un cluster associant entreprises du paysage, pépiniéristes et fabricants de supports de culture, pour accélérer le processus et débloquer les freins, notamment dans les marchés publics : « Trop de cahiers des charges décrivent des terres qui n’existent pas !».
Le rassemblement des acteurs, pour accélérer la transition vers une agriculture circulaire y compris à la campagne, fait partie du credo de l’Association française de l’agriculture urbaine professionnelle : « On a tous envie de bien faire. Rencontrons-nous ! », proclame son président Grégoire Bleu, qui multiplie les contacts fructueux avec la fédération nationale des syndicats d’exploitants agricole.

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