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L’aéroport Marseille-Provence en piste pour quatre ans de grands travaux
Visuel du futur « Cœur d’aérogare ». - © © Foster + Partners

L’aéroport Marseille-Provence en piste pour quatre ans de grands travaux

Paul Boinet |  le 16/01/2019  |  Fernand PouillonProjetsBouches-du-RhôneEiffageSpie batignolles

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Boosté par la croissance du trafic passagers (+4,3 % en 2018), l’aéroport Marseille-Provence poursuit la mise en œuvre de son plan d’investissement décennal. En 2019, 46 M€ seront mobilisés dans les travaux de modernisation des aérogares et d’extension des parkings.

Avec 9,4 millions de passagers, l’aéroport Marseille-Provence (AMP) a enregistré un nouveau record de trafic en 2018. Un chiffre en hausse de + 4,3 % qui s’est accompagné d’une croissance du chiffre d’affaires de 5,7 % (148 millions d’euros) et d’un pic historique du montant d’investissements engagés (42 millions d’euros).

« L’aéroport affiche une bonne santé dans un contexte compliqué pour le transport aérien », se réjouit Jean-Paul Ourliac, président du conseil de surveillance du quatrième aéroport de province.

"Chantier permanent"

L’année 2018 était la deuxième année de mise en œuvre du plan stratégique de la plate-forme phocéenne, plan de vol qui prévoit 500 millions d’euros d’investissement d’ici une décennie dans les travaux de modernisation et d’extension des infrastructures pour lui permettre de franchir le cap des 12 millions de passagers.

« 42 millions, c’est trois fois plus que le niveau d’investissements des années 2000 », souligne Philippe Bernand, président du directoire d’AMP. « En 2019, l’aéroport, qui autofinance la totalité des projets, investira 46 millions d’euros, avant de passer en rythme de croisière à une cinquantaine de millions d’euros, avec même une pointe de 60 millions d’euros », annonce Philippe Bernand. « D’ici 2023, l’aéroport sera un chantier permanent », promet Jean-Paul Ourliac.

Le terminal à bas coût poursuit son lifting

De fait, les compagnons seront presque aussi nombreux que les passagers sur le tarmac et dans les deux terminaux au cours des prochains mois. Le terminal 2, dédié aux vols à bas coût, poursuivra son lifting orchestré par la société BG Ingénieurs Conseils, l’agence d’architecte Carta & associés, le bureau d’études iTarmac (infrastructures) et la société Baglogics (logistique bagages).

Après les 8 millions engagés en 2018, AMP mobilisera 5,4 millions d’ici la fin de l’année pour achever la rénovation-extension de cette aérogare afin de lui permettre de doubler sa capacité d’accueil (de 2 à 4 millions de passagers). Au printemps prochain, l’ancien « MP2 » proposera deux nouvelles salles d’embarquement et deux nouveaux postes avions (+ 2 200 m2).

Dans la foulée, le groupement BG conseil/Carta & Associés lancera en juin les travaux de mise aux standards européens (standards dits « 3 ») les systèmes de contrôle des bagages. Les consultations des entreprises sont en cours pour désigner les entreprises qui réaliseront pour septembre 2020 cette opération dont le coût se monte à 3,5 millions d’euros.

Derniers préparatifs pour le chantier du « Cœur d’aérogare »

Le terminal 1, écrin historique signé Fernand Pouillon, se prépare lui aussi à subir une cure de jouvence. Treize mois après avoir été retenu à l’issue d’un concours international de maîtrise d’œuvre, le groupement associant les agences Foster+Partners (Londres, Royame-Uni), Tangram Architectes (Marseille) et la société d’ingénierie canadienne WSP (Montréal et Paris) ont remis à AMP l’avant-projet définitif (APD) du projet « Cœur d’aérogare » le 28 décembre.

« On le validera le 15 février en vue de lancer les premiers travaux préliminaires en mai », précise Rémi Lasserre, directeur technique de l’aéroport. Des préparatifs qui mobiliseront 6,7 millions d’euros en 2019. Alors que la phase d’études « PRO » démarre, le maître d’ouvrage lancera les consultations des entreprises pour le terrassement au printemps et pour le gros œuvre cet automne. « Les notifications auront lieu au printemps 2020 pour un premier coup de pioche à l’automne 2020 », ajoute Rémi Lasserre.

Cap sur 2027

Suivront trois ans de travaux intenses pour créer un « Cœur d’aérogare », un vaste hall central (20 000 m2 de surface de plancher/SP) dédié aux commerces sur la dent creuse qui subsiste entre les terminaux 1 (vols internationaux) et 3 (vols nationaux). Dans un second temps, AMP prévoit de créer une nouvelle jetée d’embarquement internationale permettant d’accueillir des avions long-courriers gros porteurs.

« On est calé sur une mise en service à l’horizon 2027. Mais elle pourra être anticipée si la hausse du trafic l’impose », indique Philippe Bernand. A elle seule, cette opération mobilisera près de la moitié de l’enveloppe du plan stratégique (250 millions d’euros).

Parkings en silo

Les chantiers vont également se dérouler sur les parkings. Un secteur stratégique qui représente près de 20 % du chiffre d’affaires de l’aéroport. En mars, AMP sélectionnera le groupement qui réalisera un nouveau parc en silo sur l’emprise du P3 existant. Quatre entreprises sont en lice : Gagneraud, Gagnepark, Gagne et Spie Batignolles. « L’objectif est de créer 2 200 places supplémentaires avec un ouvrage doté de panneaux photovoltaïques en toiture », indique le directeur technique de l’aéroport. L’opération qui représente un coût de 37 millions d’euros sera scindée en deux tranches : une première de 28 millions d’euros, dont le chantier devrait démarrer au second semestre 2019 pour une mise en service fin 2020, et une tranche optionnelle portant sur un millier de places supplémentaires d’un montant de 10 millions d’euros.

Pour absorber cette hausse de la capacité de stationnement, AMP pense à l’amélioration des accès. Colas (Groupe Bouygues) vient de lancer les travaux de réaménagement du rond-point des Lavandes, ouvrage qui marque l’entrée du site aéroportuaire aujourd’hui saturé aux heures de pointe. Une enveloppe de 5,3 millions sera injectée pour l’élargir, et surtout le doter, d’une trémie souterraine. Mise en service ? Février 2020.

Un nouveau siège de 6 200 m2

L’aéroport se prépare également à regrouper ses 350 collaborateurs dans un nouveau siège administratif (6 200 m2 de SP) qui sera aménagé sur la dent creuse séparant les terminaux 1 et 2. Le projet représente 6 000 m2 « HQE ». Le mois prochain, AMP retiendra le lauréat parmi les cinq groupements en lice : Eiffage/agence Vezzoni & Associés, Spie Batignolles/MAP Architecture, Léon Grosse/Rudy Ricciotti, Les Travaux du Midi/Kardham Cardete-Huet Architecture, Bouygues/Carta & Associés. L’opération qui représente un investissement de 13 millions d’euros devrait être livrée en septembre 2020.

Enfin, AMP veille à son empreinte environnementale. En février, il lancera un marché public global de performance pour sélectionner l’énergéticien qui réalisera et exploitera une nouvelle centrale thermo-frigorifique. « L’objectif est de réduire la consommation d’énergie et les rejets de CO2 en construisant une centrale fonctionnant avec des thermofrigopompes », explique Rémi Lasserre. Le marché sera notifié au début de l’été en vue d’un lancement des travaux dans la foulée et d’une mise en service pour la fin 2020.

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