Immobilier

L’activité d’Eiffage Immobilier progresse encore

Mots clés : Entreprise du BTP - Gestion et opérations immobilières

Dans le sillage d’un très bon millésime pour le secteur immobilier, le promoteur enregistre un bond de 3,4% de son chiffre d’affaires, à 768 millions € et Eiffage Immobilier, visant désormais le milliard d’euros pour 2020. Eiffage Immobilier compte s’appuyer pour cela sur l’ensemble de ses activités.

Une année 2016 qui se conclut par « une croissance solide et maîtrisée, reposant surtout sur les produits immobiliers ». Voilà comment Philippe Plaza, le directeur général d’Eiffage Immobilier, résumait l’exercice écoulé, ce jeudi 9 mars. Le promoteur enregistre une nouvelle progression de son activité, avec un chiffre d’affaires de 768 millions €, en hausse de 3,4 % par rapport à 2015.

L’occasion de redéfinir les ambitions : « Notre objectif à échéance 2020 est d’atteindre 1 milliard € de chiffre d’affaires et un volume de 5000 logements », annonce Philippe Plaza.  C’est donc sur un rythme de croissance continu que parie désormais le promoteur. Et tous les métiers d’Eiffage Immobilier devront apporter leur écot. Pour 2017, Philippe Plaza ambitionne ainsi de renforcer son chiffre d’affaire « sur l’ensemble de la palette immobilière » : logement, hôtellerie, bureaux… « Ainsi, en cas de baisse dans l’un des segments, nous pourrons nous appuyer sur les autres », appuie le directeur général.

 

Résidentiel : les résidences gérées pèsent 10% des ventes

 

Dans le détail, l’année 2016 d’Eiffage Immobilier se signale d’abord par la bonne santé de son principal moteur, le résidentiel, qui pèse 69% du chiffre d’affaires. L’an passé, Eiffage Immobilier a enregistré 4134 réservations en France et en Europe, soit 17 % de plus qu’en 2015 et… 48 % de plus qu’il y a cinq ans. La plupart sont situées en Ile-de-France (43%), et 51 % des ventes sont opérées en bloc, en majorité à destination des bailleurs sociaux (80%), ce qui représente un total de 2104 logements, pour 48 opérations.

Le solde des ventes concerne des accédants (47 % du solde) et les investisseurs particuliers (53 %). Et 10 % des ventes concernent des résidences gérées : résidences de tourisme en montagne, résidences d’affaires…  L’offre de résidence seniors, elle, se développe.

Pour le reste, le profil de la clientèle est plutôt bien équilibré avec 53% d’investisseurs et 47% d’accédants.  Les prix, eux, se maintiennent. Le budget moyen, hors vente en bloc, s’élève à  360 K€ en Ile-de-France et à 230 K€ en région.

Par ailleurs, sur l’ensemble du territoire, 4323 logements ont été lancés et 3611 livrés. Pour 2017, dans un volume global potentiel de logements de 27 000 unités supplémentaires, Eiffage Immobilier vise 4500 réservations (dont 2200 en Ile-de-France) et 45  lancements sont prévus (dont 15 en Ile-de-France).

 

Tertiaire : une année porteuse pour le bureau


En immobilier de bureau, près de 100 000 m² ont été vendus par Eiffage Immobilier, qui étend désormais son offre sur tout le territoire. Philippe Plaza, signale par ailleurs le retour des Vefa en blanc au niveau national depuis un an ou deux.

En revanche, la transformation de bureaux en logements patine. Si le promoteur immobilier a pu mener à bien la transformation de trois blocs de bureaux en logement (la Tour Morane, Le Palatino et les anciens bureaux d’Orange sur le boulevard Brune à Paris), le Fonds Ellipse, créé en 2015 n’a pas pu acheter de nouveaux blocs, faute de prix attractifs. Philippe Plaza maintient tout de même son ambition de trois projets par ans : «  Nous nous donnons un an, un an et demi, pour voir si c’est finalement rentable ou si nous abandonnons l’idée. »

Au niveau de l’hôtellerie, le secteur s’est signalé, l’an passé par « l’arrivée de nouveaux acteurs et le développement de nouvelles enseignes ». Le marché français attire donc, en dépit du contexte lourd des attentats. Eiffage Immobilier a lancé plusieurs projets l’an passé : un Ibis à Puteaux et un B&B à Nanterre, pour ce qui concerne la région parisienne. La province est plus dynamique, avec un Graden Inn à Tours et Bordeaux, le Mama Shelter de Toulouse, l’Intercontinental Grand Hôtel de l’Hôtel Dieu à Lyon…

 

Aménagement urbain et grands projets

 

Concernant l’aménagement urbain et les grands projets, Philippe Plaza, accompagné de Nicolas Gravit, directeur d’Eiffage Aménagement, a tenu à souligner qu’il s’agit là de « compétences fortes » d’Eiffage Immobilier. De fait, les deux acteurs ont identifié des fonciers prometteurs et créent des opérations complètes.

Quelques grands projets sortent du lot, comme les futurs éco-quartiers de Châtenay-Malabry (92) ou de la future cité de la gastronomie à Dijon. Dernier projet, sur lequel elle a peu communiqué pour l’instant : à Bagnolet « une des plus grosses opérations d’Ile-de-France », sur le site de l’ancien magasin Serap, acheté en décembre 2016. Le chantier de 40 000m², d’une seule tranche, démarrera cet été. Il sera réparti en 10 000 logements, uniquement du collectif, déjà commercialisés à 80%. Coût global du projet : 120 millions €, dont 65 millions hors taxe pour les travaux. De quoi rappeler encore la priorité de Philippe Plaza : «Maintenir notre activité sur tous les segments de marché ».

Entretien - Avis d'expert

Philippe Plaza : "Besoin de stabilité fiscale"

Alors que la campagne des présidentielles bat son plein, Le Moniteur a demandé à Philippe Plaza, directeur général d’Eiffage Immobilier, quel impact pourraient avoir la remontée des taux d’intérêt et la reconduction de la loi Pinel et du PTZ sur l’immobilier ?

« L’immobilier a besoin de stabilité fiscale. Ne changez rien ! Ou, s’il doit y avoir une nouvelle mesure, que ce soit pour 5 ans… La loi Pinel est un vrai succès, et le PTZ a solvabilisé beaucoup de primo-accédents. Nous avons retrouvé une clientèle que nous n’avions pas forcément il y a deux ans. Et son impact est très important. Sur environ 200 logements que nous avons vendus en TVA à 5,5%, la plupart des acheteurs ont probablement bénéficié du PTZ. Mais cela ne pousse pas les prix à la hausse : les clients qui misent sur le PTZ sont à quelques euros près par mois. Si les prix augmentent, ils redeviennent insolvables. D’ailleurs, le taux de désistement est très élevé sur les programmes PTZ. »

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