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le 15/06/2012  |  BâtimentFrance entièreVosgesTarnTechnique

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Logement -

Après avoir baissé de 11 % au premier trimestre à un an d’intervalle, les mises en chantier ont encore fortement chuté en avril : - 21,7 % de baisse de février à avril par rapport à la même période de 2011. Les réalisations continuent ainsi de descendre vers le seuil des 400 000 annuelles. Après le segment de la maison individuelle, qui a subi le premier les effets négatifs de la dégradation conjoncturelle (hausse du chômage, faible croissance des revenus, renforcement de l’épargne…), le logement collectif freine également durement (- 20,6 % sur la période février-avril contre - 1,5 % affichés le mois dernier pour la période janvier-mars). Outre le ralentissement économique, le secteur enregistre ainsi la baisse des ventes de l’année 2011 et des mises en chantier anticipées du début de l’année, avant la modification fiscale du dispositif Scellier. En amont, les permis de construire ralentissent également ( 12,7 % à fin avril sur un an contre 14,1 % à fin mars), passant même en négatif pour la période février-avril (- 2,2 % contre 0,3 % sur janvier-mars).

L'expert Michel Mouillart, professeur d’économie, université Paris Ouest.« L’action publique ne peut pas se concentrer là où c’est visible »

« L’idée, très répandue, selon laquelle il faut réserver l’aide publique aux territoires les plus tendus parce qu’ailleurs tout est équilibre et harmonie, est tout à fait contestable. Regardons de plus près où et comment sont logés les ménages modestes : 26,3 % des ménages à bas revenus vivent en HLM, 32,4 % sont locataires du parc privé et 37,2 % sont propriétaires- occupants (source Filocom 2009). L’accession à la propriété représente 5,5 ans de revenus (voir le détail ci-contre). Quand les revenus sont faibles (72 % des ménages parisiens paient l’impôt sur le revenu contre 40 % à Bruyères dans les Vosges ou Carmaux dans le Tarn), les prix d’achat et les loyers le sont aussi. En effet, les loyers du privé varient du simple au double entre l’Ile-de-France et l’Auvergne. Le parc social offre-t-il une réponse en zone détendue ? Non puisque seulement 27 % des ménages pauvres vivent en HLM dans les villes de moins de 50 000 habitants contre 42 % dans le parc privé. On ne peut donc pas dire qu’il est plus facile de se loger dans les territoires moins tendus. La notion même de marché tendu ne fonctionne pas, l’action publique ne peut pas se concentrer uniquement là où c’est visible. L’un des ciments de la République est la solidarité territoriale. Le parc privé ne peut pas répondre seul à la demande. »

Total des logements mis en chantier
Logements individuels mis en chantier
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