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Kofi Annan appelle à une "révolution" en matière d'économie d'énergie

Defawe Philippe |  le 12/05/2006  |  InternationalEnvironnementEnergies renouvelablesSantéTechnique

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Le secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, a appelé mercredi de ses voeux "une révolution" en matière d'économie d'énergie et un effort accru de diversification des sources, alors que les prix du pétrole atteignent des niveaux sans précédent.

"Nous avons besoin d'une révolution en matière d'économie d'énergie", a-t-il dit devant la Commission du développement durable de l'Onu, réunie pour deux semaines à New York sur les thèmes de l'énergie, de la pollution atmosphérique, du changement climatique et du développement industriel.

M. Annan a encouragé les pays à "accroître l'utilisation de véhiculeshybrides" (fonctionnant à la fois à l'essence et à d'autres Carburants comme l'éthanol), "réduire la pollution générée par les carburants fossiles" et "augmenter les investissements dans les énergies renouvelables (solaire, éolienne et hydrique)".

Il a également appelé les Etats à "davantage de rigueur dans la mise en oeuvre de leurs engagements" aux termes du protocole de Kyoto, soulignant notamment qu'"un plus grand nombre de pays doivent participer au marché des autorisations d'émissions de carbone".
Il a également souhaité "un plus grand usage d'outils flexibles comme le Mécanisme de développement propre du protocole de Kyoto" destiné à soutenir, dans les pays les moins avancés, les projets de développement non nuisibles à l'environnement.
Il a enfin appelé à prendre pleinement en compte le problème du réchauffement climatique dans les stratégies nationales de développement, soulignant que dans cette tâche, les gouvernements mais aussi les marchés financiers, les banques, les entreprises privées et la société civile avaient chacun un rôle à jouer.
A cet égard, un expert de l'Organisation de l'Onu pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) présent à la réunion, Gustavo Best, a indiqué à des journalistes que la réceptivité des différents acteurs économiques, notamment des gouvernements, aux bioénergies était en nette hausse, surtout depuis l'augmentation vertigineuse des prix du pétrole.
"Les gouvernements ne sont pas seulement réceptifs, ils viennent à nous", a dit M. Best.
La FAO a présenté une Plate-forme internationale pour la bioénergie (Ibep) qui vise à aider les Etats à effectuer la transition vers des sources d'énergie permettant un développement durable.

La bioénergie comprend le bois de chauffe, des cultures énergétiques telles que la canne à sucre, le sorgho, le colza et les résidus agricoles et forestiers qui permettent de produire de la chaleur, de l'éthanol, du biocarburant et de la bioélectricité ou du biogaz.
AFP

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