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Jean-Luc Schnoebelen, créateur du Groupe d'ingénierie européenne (Ginger) et d'Industrie colmarienne d'aluminium (ICA)

Laurent Miguet |  le 25/05/2001  |  Conception-réalisationEntreprisesProduits et matérielsHaut-RhinParis

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Leader de l'ingénierie

«Je ne suis pas un homme d'affaires. » De la part du leader français de l'ingénierie, dont les activités pèsent 230 millions d'euros de chiffre d'affaires, l'affirmation ressemble à une provocation. Quand l'homme en question, âgé de 43 ans, affiche un parcours dont la majeure partie s'est déroulée à la direction générale d'entreprises du groupe Bouygues, l'incrédulité s'accroît.

Et pourtant... L'histoire de la reprise du site historique de Rinaldi Structal par son ancien directeur général Jean-Luc Schnoebelen, sauveur d'une centaine d'emplois à Colmar, bouscule bien des idées reçues : « Un vendredi matin de cet hiver à 7 heures, mon portable sonne à l'aéroport d'Orly. C'était l'intersyndicale de Rinaldi Structal à Colmar. J'explique que je n'ai plus rien à voir ni avec cette entreprise ni avec le groupe Bouygues. » Comme son interlocuteur insiste, le P-DG de Ginger décide de le tester : OK pour un rendez-vous le surlendemain matin dimanche à 11 heures à Paris. La motivation des hommes constituait une condition préalable à l'étude approfondie du dossier. Après ce test positif, l'entretien s'est finalement déroulé... à Colmar où Jean-Luc Schnoebelen, natif de Mulhouse, marié et père de deux filles, a gardé sa résidence principale.

Depuis sa sortie de Bouygues en 1996, le nouveau patron d'Industrie colmarienne d'aluminium (ICA) s'est spécialisé dans la reprise, le redressement et la pérennisation d'entreprises en crise. « Au début, sans nous en rendre compte, nous trahissions notre héritage de la culture Bouygues qui nous avait habitués à trop de confort. » Pour corriger cette image, Jean-Luc Schnoebelen a complété sa garde rapprochée avec des anciens dirigeants d'autres groupes comme Lafarge (Serge Feneuille) et Quillery (Alain Petit), sans pour autant renier ses anciens coéquipiers de Bouygues, comme Roger Martin.

Point fort du management de ses entreprises, l'écoute des autres constitue également, sur le plan technique, le fil conducteur des activités de l'ex-ingénieur-géomètre. Malgré la diversification croissante du groupe, la disponibilité permanente pour écouter constitue la principale obligation à laquelle s'astreint Jean-Luc Schnoebelen. Décidément, ce « capitaliste par opportunisme », qui n'a jamais perçu à ce jour de dividendes de l'exploitation de ses sociétés, semble bien placer l'homme en tête de ses préoccupations de chef d'entreprise.

Une collection de directions générales

1978 : ingénieur ESGT.

1983 : directeur des études à GFTC (filiale de Bouygues en Franche-Comté).

1986 : directeur technique à la direction générale de Bouygues.

1990 : chief executive officer et chairman of the board de HDR, bureau d'études de Bouygues aux Etats-Unis.

1993 : directeur général de Rinaldi Structal.

1997 : reprise de CE BTP. P-DG et président du directoire de FDC et Clininvest, présents dans l'industrie de la santé et la gestion de cliniques.

1999 : reprise de Séchaud et Bossuyt.

2000 : création du Groupe d'ingénierie européenne (Ginger).

2001 : création d'Industrie colmarienne d'aluminium (ICA), issue de la reprise du site industriel de Rinaldi Structal à Colmar.

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