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Jean Levallois : « Le marché du logement havrais se retend »

RICHARD GOASGUEN |  le 04/06/1999  |  ImmobilierLogementsCollectivités locales

Le maire-adjoint du Havre chargé du logement et de l'habitat remarque que la reprise de la construction neuve est significative.

A son arrivée en 1995, la nouvelle municipalité s'est prononcée en faveur d'un rééquilibrage de la politique de l'habitat. Où en êtes vous aujourd'hui ?

Au Havre, ville sinistrée par la guerre, avec 70 % des logements construits après 1949 et un parc social de près de 30 000 logements, la structure de l'habitat est très atypique. Nous avons souhaité, entre autres, relancer l'accession à la propriété, et il apparaît aujourd'hui que la reprise de la construction neuve est significative. Plus de 900 logements ont été livrés au cours des deux dernières années, dont 536 en accession, alors que 500 le seront en 1999. Plusieurs résidences de qualité ont vu le jour.

L'importance du parc de logements sociaux et son ancienneté n'induisent-elles pas un gros besoin en réhabilitations ?

Bien sûr. Nous avons obtenu plus de 5100 palulos auprès de la DDE entre 1996 et 1998, auxquels se sont ajoutées une participation de la ville de 2 millions de francs et des réhabilitations sur fonds propres de plus de 300 logements. Nous allons poursuivre cet effort. La préprogrammation triennale de la préfecture prévoit plus de 4000 palulos d'ici 2001. Pour ne prendre que l'exemple de l'OPHLM de la ville que je préside (nous sommes sept bailleurs sociaux au Havre), nous allons fêter, en novembre, la 5 000e réhabilitation de notre parc en trois ans et demi.

Vous dites vouloir redensifier le centre-ville en logements. Comment comptez-vous y parvenir ?

Accroître le périmètre attractif du centre-ville constitue l'un des enjeux majeurs du développement futur de la ville. Des opérations comme celle de l'Espace Coty, qui sera inauguré à la fin de l'année, vont y contribuer. Mais il est vrai que les contraintes du site du Havre, ville d'estuaire, laissent peu de foncier disponible et que, par ailleurs, les mutations de bâti ne sont pas facilitées. Le marché du logement au Havre est couramment dénommé comme le plus tendu des marchés détendus. Malgré tout, à moyen terme, le centre-ville doit pouvoir gagner de 10 à 15 000 habitants. Mais la reconquête de la ville sur les terrains portuaires au sud, dans les quartiers des Neiges et de l'Eure, représente un enjeu encore plus important. Dans ce secteur, Le Havre doit pouvoir accueillir plus de 30 000 nouveaux habitants.

PHOTO : Jean Levallois : «La préprogrammation de la préfecture prévoit plus de 4000 palulos d'ici 2001.»

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