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Jean Lardin (Capeb) : "En route vers les éco-artisans"

Defawe Philippe |  le 03/04/2008  |  France EnvironnementArtisansDéveloppement durableTransports

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La Capeb a choisi Perpignan - première ville à énergie positive - pour tenir son assemblée générale les 3 et 4 avril et dévoiler en avant-première le label éco-artisan qui sera déployé dans tout son réseau d'ici à la fin 2008. Trois questions à Jean Lardin, son président.

A Batimat, vous aviez ébauché le concept de l'éco-artisan. Où en est-on ?
Cette stratégie, que nous avions lancée alors, va être adoptée solennellement lors de notre assemblée générale à Perpignan. Pour appartenir au réseau des éco-artisans, il faudra respecter un cahier des charges, améliorer la qualité de service, savoir évaluer l'état d'un bâti, proposer des solutions, être capable de répondre globalement à la prestation qu'attend la clientèle… Faute de quoi nous nous condamnons à travailler en sous-traitance pour d’autres réseaux montés par des opérateurs extérieurs qui chercheraient à capter des marchés rentables. Notre objectif est de faire adhérer le plus grand nombre d'artisans à cette démarche innovante, qu'ils soient adhérents ou non à notre organisation.
Les plus dynamiques, ceux qui voudront s'organiser dans le cadre d'une offre, passeront à la deuxième étape. Ils pourront alors se grouper momentanément, créer des coopératives… bref, développer tous les systèmes de travail en groupe, mobiles, légers, adaptés à la taille des chantiers sans se lancer dans de grandes opérations où les frais de fonctionnement sont lourds.
Je souhaite, pour ma part, que l'éco-artisan soit ouvert à toutes les entreprises. A terme, le concept est appelé à être géré par un organisme indépendant. Il se portera garant que les titulaires de la marque respectent bien le cahier des charges.
Nous adopterons une position de principe à Perpignan vendredi, ferons le premier bilan en septembre, avant de passer à l'étape supérieure à l'assemblée générale de 2009. On ne peut pas mettre en mouvement 350.000 entreprises du jour au lendemain.
Notre logique n'est pas d'aller vers des métiers nouveaux ou de nouvelles professions. Nous nous appuyons sur les entreprises existantes et, quel que soit leur corps d'état, nous les mettons en situation d'évaluer globalement les besoins du client pour le conseiller et réaliser les travaux.

Le Grenelle de l'environnement peut-il permettre la pérennisation de la TVA à 5,5% ?
Il y a surtout des échéances européennes. Il serait mal venu que la France, à la veille de prendre la présidence de l'Union, commence à changer les règles du jeu. Elles prévoient une harmonisation à l'horizon 2012. Et qui dit harmonisation dit fixation d'un taux normal et d'un taux réduit. La TVA est un instrument à manier avec précaution.

Une TVA écologique au niveau de l'Europe vous paraît-elle une bonne idée ?
Une taxation du CO2 est une manière comme une autre de faire des choix énergétiques et je ne sais pas ce qu'est une TVA écologique. Mais je sais qu'il y a des velléités de réserver la TVA allégée à des travaux de performance énergétique.
Pour ma part, je suis dans la logique de respecter le cahier des charges européen. La première étape est de sanctuariser la TVA à 5,5% pour l'ensemble des travaux. On ne change pas la règle du jeu pendant le match ! Ce serait déloyal.
Nous sommes très attentifs à la prochaine loi de finances: crédits d'impôt, allègements fiscaux… Nous avons besoin d'une fiscalité incitative qui montre l'ambition de l'Etat. Si sa priorité est d'atteindre les objectifs du Grenelle, cela doit se traduire dans la loi de finances. Il faut que le gouvernement décide combien il veut y mettre; ensuite, qu'il calcule ce qui est le plus productif en termes de travaux; enfin qu'il cible son public prioritaire. L'année suivante, il ajustera son dispositif au vu des résultats.

Propos recueillis par Julien Beideler, Patrick Piernaz, Françoise Vaysse

Conjoncture, représentativité syndicale, délais de paiement, notion de services associés aux travaux, garantie de résultat ou de performance énergétique, allègement des charges sur les heures supplémentaires... Retrouvez l'intégralité de l'interview dans "Le Moniteur" du 4 avril.


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