En direct

Jean-François Roverato, PDG d'Eiffage:
- ©

Jean-François Roverato, PDG d'Eiffage: "je n'ai pas limogé Benoît Heitz"

Defawe Philippe |  le 10/12/2007  |  EntreprisesRéglementationFrance entière

Jean-François Roverato, redevenu PDG du groupe de BTP français Eiffage à la suite du départ surprise vendredi de son directeur général Benoît Heitz, se défend de l'avoir "limogé".

Avez-vous limogé Benoît Heitz comme le disent les syndicats de votre groupe en exigeant des explications ?
Cette affirmation des syndicats est une contre-vérité. Leur réaction à chaud est impulsive et elle affirme des choses qui sont dénuées de fondement.
Avant les vacances, Benoît Heitz m'a fait part de sa difficulté à assumer les responsabilités de directeur général qui ne sont pas les mêmes que celles de directeur opérationnel. Elles demandent plus de temps à passer avec les actionnaires, dont 50.000 de nos salariés, les pouvoirs publics, les clients, les analystes.
Il est rapidement devenu évident que Benoît Heitz n'avait pas le même goût que moi pour cette fonction. Il a donc décidé de présenter sa démission au cours du conseil d'administration de décembre qui procède, traditionnellement, à une évaluation du management et du conseil lui-même.
Je suis très déçu, cela faisait 11 ans que je le préparais à cette responsabilité: il avait alors joué un rôle essentiel en redressant en deux ans, entre 1996 et 1998, notre société en Allemagne pour la ramener à l'équilibre.
Je reste convaincu qu'il avait la dimension du poste. Je reconnais qu'il était difficile de prendre ma succession, mais tout le monde le savait, et Benoît Heitz aussi.

Qu'est-ce que cela change pour la stratégie de votre groupe ?
Strictement rien. Toutes les accélérations que Benoît Heitz a très bien su impulser sur le développement de notre activité en Europe, sur le développement durable et sur l'unification des marques et des méthodes de gestion vont continuer.
Benoît Heitz a su leur donner une dimension nouvelle et il n'y a pas eu la moindre divergence stratégique entre nous. Nous devons finaliser bientôt l'acquisition de nouvelles sociétés en Europe.

Trois procédures judiciaires sont en cours entre vous et l'espagnol Sacyr qui cherche à prendre le pouvoir dans votre groupe, est-ce que ce départ change votre position ?
Je ne serais pas surpris, à court terme, que certains Espagnols expliquent ce départ par un attachement présumé au pouvoir qu'ils ont déjà maintes fois dénoncé, me comparant même à Napoléon. Mais ce ne sera qu'une réaction à court terme.
Sur le fond, cela ne change strictement rien. Nous avons devant nous deux échéances: le 20 décembre, les plaidoiries devant le tribunal de commerce - sur la validation de l'assemblée générale d'avril dernier - avec un jugement attendu en janvier, et le 5 février celles devant la cour d'appel - sur la décision de l'AMF d'obliger Sacyr à lancer une OPA sur Eiffage - et l'arrêt qui devrait être rendu en mars.
©AFP

Commentaires

Jean-François Roverato, PDG d'Eiffage: "je n'ai pas limogé Benoît Heitz"

Votre e-mail ne sera pas publié

Librairie du Moniteur

Opérations Immobilières n°106 - Loi ELAN

Opérations Immobilières n°106 - Loi ELAN

Presse - Vente au n°

Prix : 37.00 €

Voir

Amélioration et renforcement des sols - AMSOL - Tomes 1 et 2

Amélioration et renforcement des sols - AMSOL - Tomes 1 et 2

Prix : 0.00 €

Voir

Aménager sans exclure, faire la ville incluante

Aménager sans exclure, faire la ville incluante

Livre

Prix : 24.00 €

Auteur : Éditions du Moniteur

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur