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Jacques Ferrier cite de la voile Lorient

MARYSE QUINTON |  le 01/09/2007  |  ArchitectureGirondeLoire-Atlantique

Locomotive de la reconversion de la Base de sous-marins à Lorient, la Cité de la voile Eric Tabarly se situe sur ce territoire en souffrance pourtant doté d’un potentiel maritime et touristique exceptionnel. Aux masses telluriques des trois bunkers du site s’oppose désormais un bâtiment qui mise sur la légèreté, le mouvement et la lumière mais également sur une démarche HQE pour renouveler l’image de la Base.

A la fois témoin d’un passé douloureux – la destruction de la ville pendant la seconde guerre mondiale – mais également élément majeur du patrimoine lorientais, la Base de sous-marins de Keroman entretient depuis toujours un rapport ambigu et paradoxal avec la population locale. Fermée en 1997 suite au retrait de la Marine Nationale, elle symbolise également la perte de milliers d’emplois et la crise de l’agglomération. Sans équivalent en Europe, ce site militaire pourtant remarquable présente des potentialités exceptionnelles tant d’un point de vue touristique que maritime. Car avec l’arrêt de l’activité militaire, ce sont 26 hectares regroupés sous le nom de presqu’île de Keroman qui ont été restitués à la ville. Une véritable aubaine foncière au regard des qualités intrinsèques du site, la possibilité pour Lorient de se rouvrir à la mer mais également un lourd fardeau tant ce morceau de territoire est complexe, aussi exceptionnel qu’ingrat. Comme ses voisines Saint-Nazaire ou Bordeaux, Lorient a donc dû se pencher sur l’épineuse question de la reconversion de sa Base de sous-marins. En 2000, un concours international d’idées est lancé afin de définir les potentialités du site mais il n’aboutira finalement à rien de concret si ce n’est à la volonté affirmée d’une reconversion autour de l’activité maritime identitaire de la ville et de la nécessité de développer le potentiel touristique d’un site longtemps fermé au public.

Masses de béton monumentales, trois bunkers laissant entrevoir leurs alvéoles se succèdent jusqu’à la rade. Après l’acquisition préalable des terrains, Cap l’Orient (communauté d’agglomération du Pays de Lorient) a entrepris entre 2000 et 2002 une série d’opérations d’intérêt général comme la démolition de bâtiments connexes, l’aménagement des voiries et la mise en place du réseau d’assainissement. Des sociétés industrielles spécialisées dans l’activité nautique (Plastimo, Lorima, Catlantech) se sont rapidement installées sur le site et ont confirmé l’orientation de la reconversion de la Base de sous-marins.

Mais pour symboliser son renouveau, la Base devait se doter d’un équipement public ambitieux à vocation culturelle et touristique dans le domaine de la voile. C’est dans ce [...]

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