Réalisations

Italie : le pont avec la Sicile n’est « pas indispensable » selon le vice-président de la BEI

Le vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI), Massimo Ponzellini, a durement critiqué jeudi 24 janvier 2002 le projet du gouvernement italien de construire un pont entre la Sicile et l’Italie et jugé le pont « pas indispensable ».
« Ce n’est certainement pas l’ouvrage qui résoudrait les problèmes de la Sicile et de la Calabre (région du sud de l’Italie) », a déclaré le dirigeant bancaire européen à propos de ce projet de pont autoroutier et ferroviaire, devant mesurer 3,69 km et enjamber le détroit de Messine.

« Dépenser 12 à 14.000 milliards de lires (plus de 6 mds d’euros) pour un pont servant à arriver dans une région où l’eau courante n’est fournie qu’à certaines heures n’est pas une priorité », a-t-il ajouté.
Selon lui, le passage des trains sur le pont fera gagner tout au plus « une demie-heure » mais ils déboucheront sur les rails des chemins de fer siciliens « datant des années 30 ». « Il vaut mieux gagner trois heures en modernisant les liaisons ferroviaires à l’intérieur de la Sicile », a-t-il poursuivi.

Le début des travaux pour la construction du pont doit débuter au premier semestre 2004, selon les dernières prévisions du gouvernement.
Le coût du projet a été chiffré à 5,6 milliards d’euros dans une étude publiée en janvier 2001.

La BEI a pour mission de favoriser la réalisation des objectifs de l’Union européenne en accordant des financements à long terme en faveur d’investissements viables.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X