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Isère Territoires 38, aménageur des territoires
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Isère Territoires 38, aménageur des territoires

P. D. |  le 12/09/2008  |  IsèreCollectivités localesSEMTourismeTransports

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A la dénomination de société d’économie mixte, Denis Pinot, P-DG de Territoires 38, préfère son ancrage sur tous les territoires de l’Isère au service des collectivités. Au fil des années, cette entreprise publique locale élargit ses compétences pour répondre à l’évolution de la demande des collectivités. Sans craindre la concurrence.

Zirst de Montbonnot, stade des Alpes, lycée Marie-Reynoard à Villard-Bonnot, collège le Vergeron à Moirans, zone d’activités des Ruires, base de loisirs du Bois-Français, station d’Oz-en-Oisans, lignes C et D du tramway de l’agglomération grenobloise, pôle médical intercommunal à Allemont, Minatec, gendarmerie de Saint-Ismier partagent un point commun : l’intervention partenariale entre une collectivité maître d’ouvrage et Territoires 38, entreprise publique locale née en 1957.

Diversification des activités

« Territoires 38 est au sens propre l’entreprise de tous les territoires du département puisque les collectivités locales de l’Isère sont nos principaux actionnaires et clients », martèle Denis Pinot, son P-DG. A l’heure de célébrer ses cinquante années d’existence, Territoires 38 spontanément présentée comme une société d’économie mixte – « cela ne reflète ni notre positionnement, ni notre métier », rectifie Denis Pinot – préfère, à cette dénomination calquée sur un statut, son ancrage sur les territoires de l’Isère au service des collectivités.

Territoires 38 prouve sa légitimité et sa pertinence dans la réalisation des grandes opérations de développement urbain, économique et touristique des années 1960 et 1970 en participant à l’effort des collectivités pour doter leur territoire d’équipements de qualité. Au fil des réalisations, l’entreprise se forge une expertise dans les études préalables et la programmation, l’action foncière, l’aménagement et le réaménagement, la construction, la commercialisation, la gestion et la maintenance !

« Le champ de nos compétences initiales – aménagement, maîtrise d’ouvrage pour la construction d’équipements publics, interventions variées en amont et en aval des projets – s’est considérablement élargi avec le temps pour répondre à l’évolution de la demande des collectivités dans un environnement réglementaire plus complexe », reconnaît Bruno Aurelle, directeur général délégué. D’où l’accompagnement de la montée en puissance des intercommunalités et les nouvelles préoccupations liées à l’équipement des territoires, au développement durable, aux équilibres sociaux, à la lutte contre la pression foncière.

Territoires 38 diversifie ses activités au départ de ce cœur de compétences initiales vers la maîtrise des grands ouvrages d’équipements structurants (réalisation de la 3e ligne de tramway de l’agglomération grenobloise, étude de la ligne de tramway périurbain Grenoble-Moirans, construction du pôle Minatec et du stade de l’agglomération grenobloise, etc.), le renouvellement urbain (opération de réhabilitation d’habitat insalubre, opération programmée d’amélioration de l’habitat, aménagement complexe à étudier et à manager, animation et coordination d’acteurs, montage et financement), et l’aménagement durable sur tous types de projets (développement touristique, reconversion économique, rééquilibrage social, stratégie de développement en moyenne montagne, gestion des risques sur opérations complexes, etc.).

Une soixantaine de salariés compose une équipe pluridisciplinaire et complémentaire organisée en pôles de compétences : aménagement et renouvellement urbain, construction publique, agence de Saint-Martin-d’Hères (issue des activités d’aménagement de l’ex-SEM locale), grands ouvrages, transports urbains et action foncière avec l’appui de services opérationnels (conseil, gestion administrative et financière, gestion des marchés publics et assurances, gestion et maintenance d’équipements, etc.). Pour gérer au mieux un volume d’investissements annuel, témoignage d’une activité multiple, qui oscille ces dernières années entre 135 millions d’euros en 2007 et 317 millions en 2005, Territoires 38 fait le choix de la qualité avec la certification ISO 9 001-2000. « Elle apporte à nos clients une fiabilité professionnelle encore plus performante dans le respect des procédures légales et aussi dans l’exercice de nos métiers » conclut Bruno Aurelle.

DESSIN - RA Pers Ouest.eps
DESSIN - RA Pers Ouest.eps - © Chabal Architectes/illustration : Olivier Sidler
Six dates pour six ateliers de territoires

Pour ses cinquante ans, Territoires 38 propose ses ateliers de territoires qui traiteront de six thèmes d’actualité avec le renfort d’élus et d’experts : le recyclage du foncier le 17 septembre à Voiron, la construction publique à l’heure des choix le 18 septembre à Bourgoin-Jallieu, l’aménagement des zones d’activités pour demain le 19 septembre à Montbonnot-Saint-Martin, les équipements structurants biens communs le 24 septembre à Roussillon, les modes de ville pour demain le 25 septembre à Saint-Egrève, enfin tourisme et loisirs enjeux pour le développement local le 26 septembre à Vizille.

Inscription : Direction. Opérationnelle@territoires38.fr

« Nous n’avons pas peur de la concurrence »

DENIS PINOT, P-DG de Territoires 38.

Vous insistez sur l’ancrage profond de la société sur un territoire...

Elle n’est même pas concevable sans cet ancrage. Ses statuts lui permettent d’intervenir en dehors du département mais mon réflexe est d’apporter le concours de Territoires 38 aux autres sociétés locales. C’est ce que nos prédécesseurs ont fait avec la Serl dès le début de la société autour du projet de Feyzin situé pour sa plus grande part en Isère ; c’est ce que j’ai proposé à Novade (Semcoda) pour le projet de tramway du pays de Gex, et que je proposerai demain aux présidents de ces sociétés si l’occasion se présente à nouveau. Même si je trouve leur attitude parfois étonnamment agressive à notre égard en Isère, très loin de leurs bases géographiques et de leurs métiers.

Craindriez-vous la concurrence ?

Nous n’en avons jamais eu peur, mais je suis parfois perplexe face à des stratégies que je juge contraires aux demandes et aux besoins à long terme des collectivités. Je continue à croire qu’entre sociétés publiques locales le droit de la concurrence a ses exigences que nous respectons, mais qu’il s’arrête là où commence le transfert de risques d’une collectivité vers une autre collectivité territoriale. C’est aussi ce que nous avons voulu exprimer avec la création de notre GIE du Sillon alpin.

Comment jugez-vous la situation actuelle ?

Elle est particulièrement intéressante. Les demandes des collectivités s’orientent dans deux directions opposées : des demandes de prestation, où la réponse adaptée est une intervention à valeur ajoutée sous forme de temps passé ponctuel d’ingénieur ; ou des demandes de prise de risque pour lesquelles la réponse est du savoir-faire de long terme avec de l’investissement en capitaux et de l’expérience en exploitation, et une tarification plus complexe. Nos EPL ne sont pas mal placés pour évoluer d’un schéma vers l’autre. Je m’interroge si ces demandes ne réclament pas deux formes de réponse adaptées dont la SEM telle que constituée aujourd’hui ne serait plus qu’un seul des deux bras.

Un dernier mot sur la concurrence !

Elle a déjà produit l’essentiel de ses effets bénéfiques : nos sociétés ont abandonné les sacro-saintes règles issues des pratiques de l’Etat et ont mis fin à des méthodes de tarifications surannées. Elles sont maintenant matures, autonomes et concurrentielles. On commence en revanche à percevoir le côté pervers du mode concurrentiel, qui manque d’efficacité et même de sécurité juridique pour des opérations longues, complexes et incertaines comme le sont les opérations d’aménagement ou les constructions en milieu contraint où la solution prend forme chemin faisant. C’est pourtant souvent ce que les collectivités demandent à leurs outils EPL. Il ne faudrait pas que ces outils indispensables à la vie locale disparaissent, ou alors il faudrait les réinventer !

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Un groupement d’intérêt économique pour le Sillon alpin

Ancrés dans leur territoire, trois EPLE d’aménagement – Terri­toires 38, SED de la Haute-Savoie et Société d’aménagement de la Savoie – capitalisent leurs compétences, leurs ressources humaines et leurs capacités financières à travers la création du GIE Développement Sillon alpin pour une efficacité démultipliée. Au programme : enseignement secondaire, sport, culture et santé, nouveaux quar­tiers, développement écono­mique, recherche et pôles de compétitivité, tourisme, transport et environnement. Ce GIE décline des modes d’intervention innovants au service des collectivités (mise en œuvre de PPP, BEA et BEH, opération propre, exploitation, etc.) et crée des outils originaux : observatoire départemental de données socio-économiques, logiciels de mise en œuvre des services publics d’assainissement non collectifs, de suivis d’acquisitions foncières, de gestion du patrimoine ou de gestion des procédures de protection des captages d’eau potable.

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