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ISERE LES BATISSEURS D'AUJOURD'HUI Une « culture bâtiment » méthodique

ANNE CHATEL-DEMENGE |  le 10/04/1998  |  Maison individuelleNumériqueCultureIsèreImmobilier

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Lionel Favier, 44 ans, a arpenté les chantiers de l'entreprise familiale de bâtiment, la Sogetra, qui employait 500 personnes à Grenoble. Et la « culture bâtiment » identifie fortement sa société, qui emploie dix personnes dans la construction de maisons individuelles, sous l'enseigne Les Bâtisseurs d'Aujourd'hui. « En 1968, j'ai suivi la construction par mon père de l'IUT de génie civil où je devais entrer plus tard. Tout notre personnel est diplômé du bâtiment, ce à quoi j'attribue notre très faible turn-over. Exemple rare dans la profession, nos deux commerciaux ont une quinzaine d'années d'ancienneté », explique-t-il.

Lorsque, en 1983, la Sogetra est absorbée par le groupe grenoblois de BTP Pascal, elle réalise déjà, avec 25 villas par an, le vingtième de son chiffre d'affaires dans la maison individuelle. Pour conserver sous sa houlette cette activité qu'il vient de lancer à partir du procédé Maicos de la société Costamagna (abandonné depuis), Lionel Favier décide alors de créer la Sarl Les Bâtisseurs d'Aujourd'hui. Et fait culminer la nouvelle société à 70 maisons en 1987. Convaincu de la nécessité de rester très proche du client, après avoir abrégé une expérience savoyarde, il s'attache à ne pas dépasser un rayon de cinquante kilomètres autour de Grenoble. « L'expérience prouve qu'il vaut mieux s'appuyer sur une connaissance fine du terroir, des façons de vivre, du paysage. Ici par exemple, les terrains sont très chers, en raison d'un espace contraint au confluent de trois vallées. Lorsque plus de la moitié du budget est absorbé par la charge foncière, contre le tiers ou le quart ailleurs, le constructeur doit faire preuve d'un savoir-faire très pointu pour conserver un produit de qualité », poursuit-il.

Dans ce but, il ne cesse de peaufiner son outil de travail, pour « conserver une petite avance sur la concurrence, dans les produits, la façon de vendre, l'organisation ». Notamment, grâce à une informatisation poussée, qui l'a conduit à développer son propre logiciel de gestion administrative. A ce jour, son entreprise a produit 700 villas, dont, en 1997, une cinquantaine de 110 mètres carrés environ d'un prix moyen de 620 000 francs TTC. Le tout contribue à un chiffre d'affaires global de 40 millions de francs hors taxes, également imputable à une nouvelle activité de production de terrains, lancée en 1995 au travers de la SNC Marval. Cette spécialisation dans le foncier vient d'ouvrir à l'entreprise grenobloise la voie du logement collectif, dans lequel elle compte réaliser le tiers du chiffre d'affaires de l'ordre de 60 millions de francs qu'elle vise d'ici à l'an 2000.

PHOTO : Lionel Favier : circonscrire son rayon d'action pour rester proche du terroir et peaufiner son savoir-faire afin de conserver un produit de qualité.

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