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- Dossier réalisé par Maxime Bitter, Michel Couartou et Cyrille Véran |  le 28/10/2011  |  ArchitectureAménagementBouches-du-RhôneNordFrance entière

Trois métropoles régionales profitent de l’arrivée des stades de l’Euro 2016 pour développer des territoires, rénover des quartiers et revoir leurs infrastructures.

L’Euro 2016 n’apportera pas seulement son lot de stades haut de gamme, neufs ou rénovés. Les neuf métropoles françaises retenues pour accueillir l’événement profitent de l’arrivée de ces équipements structurants pour développer des territoires, achever ou rénover des quartiers et revoir le maillage des infrastructures. La question, stratégique, de leur emplacement a donc été mûrement réfléchie, en amenant d’autres sur l’accessibilité, la gestion des flux (pour éviter les engorgements aux abords) et des nuisances (stationnement anarchique, bruits, dégradations). Avec une contrainte de taille : trouver le foncier susceptible d’héberger ces équipements qui élargissent aujourd’hui leur offre à des activités de loisirs, des complexes hôteliers, tertiaires… Exemples de trois métropoles qui ont fait des choix très différents.

- Marseille, qui joue la carte de la rénovation avec son Stade Vélodrome, et aménage autour un quartier mixte sur les terrains restés vacants et le long des berges de l’Huveaune, requalifiées.
- le Grand Lyon, qui a renoncé à l’extension du stade de Gerland, à l’étroit et assujetti à des contraintes techniques et réglementaires (zone Seveso, monument historique) pour implanter un nouvel équipement dans un secteur de développement stratégique - le Montout, 150 hectares à l’est de l’agglomération -, et lui faire jouer un rôle de locomotive.
- la Communauté urbaine de Lille enfin qui, elle aussi, a renoncé à son implantation historique, au pied de la citadelle Vauban, sous la pression des riverains excédés, pour construire un nouveau stade à Villeneuve-d’Ascq : l’impulsion nécessaire pour finir la ville nouvelle.

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L’un des grands critères d’implantation d’un stade de 50 000 places et plus est évidemment l’espace. Pour l’équipement lui-même, mais aussi pour les dégagements, les stationnements, les accès. Tout cela consomme beaucoup de foncier et peu de métropoles peuvent l’offrir en cœur de ville. A Lille, nous avions besoin de cinq hectares, et parmi les sites que nous avons étudiés, celui de la Borne de l’espoir à Villeneuve-d’Ascq était le seul à pouvoir offrir une telle emprise. Les stades s’inscrivent aussi dans un calendrier sportif et l’on doit pouvoir assurer une date, souvent courte, de livraison. C’est pourquoi la maîtrise de ce foncier est déterminante.
Un autre grand critère est l’accessibilité. Les stades sont rejetés des cœurs de ville en raison des nuisances qu’ils produisent. D’où des emplacements en lisière d’agglomération, en bout de ligne de transport massifié ou sur des sites compliqués que seul un investissement massif peut valoriser. C’était le cas de Villeneuve-d’Ascq ; le site était inconstructible pour une économie classique d’opération. Mais les règles ne sont pas les mêmes pour un stade : un tel équipement est l’occasion de valoriser un territoire, y compris ses infrastructures. L’objectif n’est pas d’y développer seulement de l’activité commerciale pour profiter des flux générés par l’équipement et pour le financer. La mono-activité est, ici comme ailleurs, une fausse bonne idée.
Un stade n’empêche pas le logement. A Londres, le stade d’Arsenal est placé face à un quartier d’habitation dont les riverains sont fiers. A l’inverse, l’Arena d’Amsterdam est uniquement encadrée de commerces. Un stade n’est certes pas un aspirateur à logements, mais certains y réussissent malgré tout, comme le Stade de France. A Villeneuve-d’Ascq, la proximité du centre commercial V2 nous protège du développement de nouveaux commerces : ils sont déjà là, et les nouvelles opérations devront être différentes. Le Grand Stade de Lille est l’occasion de finir la ville nouvelle de Villeneuve-d’Ascq.
Nathan Starkman, directeur de l’agence de développement et d’urbanisme de Lille Métropole.

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