Matériaux et équipements

Intermat : Sika mise sur l’impression 3D

Mots clés : Produits et matériaux

Tradition du secret oblige, Sika n’a annoncé que récemment ses ambitions en terme d’impression 3D. L’industriel suisse spécialisé dans la chimie profite de World of Concrete, qui se tient sur le salon Intermat jusqu’au 28 avril, pour officialiser son intérêt pour l’impression 3D du ciment.

« Il y a beaucoup de chimie et d’adjuvants », indique Olivier Herr, adjoint au directeur de l’innovation de Sika France, alors que débute sur le stand de l’industriel sur le salon Intermat, l’impression en 3D d’un cone triangulaire en ciment. « Nous imprimons couche par couche avec une pâte cimentaire dont la prise est assez rapide pour commencer dès qu’elle sort de la buse d’extrusion, tout en conservant sa fluidité lors du pompage », poursuit-il.

Pour l’industriel de la chimie, connu pour ses adjuvants pour le béton, l’impression 3D représente un marché important. D’où l’idée de commercialiser des imprimantes 3D dédiées au béton. « On peut imaginer créer des outils sur-mesure tout en profitant des bienfaits de cette technologie », indique Olivier Herr. En l’occurrence, les chantres de cette technologie vantent le fait de n’utiliser que la quantité de matériaux dont on a besoin et le côté local du processus d’impression 3D. C’est ainsi, qu’au-delà des imprimantes 3D quasi grand public, l’industriel a présenté en décembre dernier son 3D Tech Center, à proximité de Zurich (Suisse).

 

Un portique d’impression en 3D

« Ce centre technique vise l’impression en 3D d’éléments sur-mesure pour la préfabrication en béton », résume Olivier Herr. En l’occurrence, le chimiste dispose d’un portique qui permet « d’être plus précis et plus régulier sur la dépose des couches », contrairement au concurrent XTreeE qui utilise un bras articulé pour imprimer des coffrages perdus en béton. L’utilisation d’un portique suppose également une limite dans les dimensions des produits à imprimer. En l’occurrence, le dispositif permet d’imprimer des modules de 4 x 3 m de côté avec une hauteur allant jusqu’à 6 m. L’industriel annonce une vitesse d’impression de 1 m/seconde, soit très rapide.

« Ce centre d’impression 3D a représenté un investissement important, de l’ordre de plusieurs millions d’euros », indique Olivier Herr. Il résulte de trois ans de recherche et développement, « menés d’abord en France », poursuit-il. Un montant important, même si le chiffre exact est confidentiel, surtout pour un marché qui reste encore virtuel. Nul doute que l’industriel va mettre les moyens pour rentabiliser son investissement.

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