Environnement

Inondations : plus de 800 morts en Asie du sud

Mots clés : Conjoncture économique - Sécurite civile - Technique de construction

Les inondations et glissements de terrain ont déjà fait plus de 800 morts en Asie du sud, conséquences des pluies de mousson diluviennes qui s’abattent sur l’ensemble de la région, y compris celles ravagées en juillet par la sécheresse.
Dans le nord-est de l’Inde, au Népal et au Bangladesh, des millions d’habitants se retrouvent sans-abri dans les régions noyées depuis le début juillet par les crues des fleuves et les ruptures de digues, ou dans les villages ensevelis par des glissements de terrain.
Cette semaine, les pluies de mousson, en retard de plus d’un mois, ont gagné les régions de l’Inde dévastées par la sécheresse, comme le Rajasthan, dans le nord-ouest, l’Uttaranchal et l’Haryana, ainsi que New Delhi, dans le nord.

Mais les trombes d’eau qui s’abattent sur ces régions devraient être trop tardives pour contrarier les effets négatifs de la sécheresse la plus grave depuis 15 ans et sauver les récoltes, dans ce pays de plus d’un milliard d’habitants à l’économie étroitement dépendante de l’agriculture.
Les experts s’attendent à un ralentissement de 0,5% de la croissance industrielle pour l’année en cours, qui passerait ainsi de 3,5 à 3%. Les prévisions de croissance économique sont aussi revues à la baisse, entre 5,4 et 5% au lieu de 6%.
« Puisque 70% de la population dans les régions rurales et semi-urbaines dépend de l’agriculture et des activités annexes, le pouvoir d’achat d’ensemble et la demande vont décliner », souligne un rapport publié mercredi par le Centre de surveillance de l’industrie indienne, un organisme indépendant.

Dans le nord-est, sous les eaux depuis le début juillet, de nouvelles pluies ont fait trois morts par noyade, et chassé de chez elles plus de 20000 personnes dans l’Etat de Manipur. Les eaux ont envahi les abords de Imphal, la capitale, obligeant des milliers de gens à se réfugier sur des plates-formes.
Au total, inondations et glissements de terrain ont fait au moins 68 morts dans l’Assam, le Mizoram, le Manipur et l’Arunachal Pradesh depuis juillet.
279 personnes au total ont été tuées dans l’Etat de Bihar, le plus gravement sinistré avec l’Assam. Dimanche, 33 villageois sont morts dans un glissement de terrain dans l’Uttaranchal, Etat montagneux du nord de l’Inde.

Dans l’Assam, inondé par les crues du fleuve Brahmaputra, plus de cinq millions de personnes ont fui leurs maisons inondées ou détruites.
« Des milliers de gens ne peuvent toujours pas rentrer chez eux, dans les villages entourés par les eaux », a affirmé un responsable du district de North Lakhmipur, Longki Phangsu.
A New Delhi, comme dans d’autres régions du nord de l’Inde, les premières pluies de mousson se sont abattues, tuant deux enfants sous les décombres d’une maison, provoquant des embouteillages chaotiques.
Le petit royaume himalayen du Népal, qui borde le nord-est de l’Inde, a été frappé par des glissements de terrain qui ont fait 422 morts depuis juillet, selon la Fédération internationale des sociétés de la Croix rouge et du Croissant rouge.

Sillonné par plus de 200 fleuves, le Bangladesh est aussi envahi par les eaux, qui ont chassé de chez elles sept millions de personnes.

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