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Innovative building : tout pour économiser l'énergie
Jérémy Jean, fondateur de la start-up eGreen - © © JN

Innovative building : tout pour économiser l'énergie

JULIE NICOLAS |  le 10/04/2014  |  SalonTravailEnergieInternationalParis

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La quatrième édition du salon Innovative Building vient de s'achever à Paris Expo porte de Versailles. L'occasion de rencontrer plusieurs start-up, qui visent à optimiser les consommations d'énergie de façon volontaire.

Sur le salon Innovative Building qui s'est tenu porte de Versailles à Paris du 8 au 10 avril, les solutions pour réduire les consommations d’énergie étaient à l’honneur. Tout d’abord par une optimisation des comportements, comme ce que propose la start-up eGreen sur le stand du cluster d’Ile-de-France, Durapôle. « Nous proposons un pack comprenant plusieurs capteurs à fixer sur le compteur électrique des particuliers ou en tertiaire et une interface web. L’ensemble permet déjà de connaître ses consommations d’électricité  afin d’adopter les comportements pour les réduire », explique Jérémie Jean, fondateur et président de la société. Ce dernier mise sur le comportement et la volonté des utilisateurs du système de réduire leur consommation d’énergie.
Il s’appuie sur l’étude qu’il a réalisée en 2009 avec Aaron Marcus à l’université de Berkeley (Californie) aux Etats-Unis, selon laquelle les personnes sont plus enclines à réduire leurs consommations d’énergie quand elles ont connaissance de cette consommation.
Le concept se décline donc avec une version réseau social : « lorsque des amis ou des voisins sont équipés du même dispositif, il est possible de comparer et de lancer des défis au sein d’un réseau », explique-t-il.

La Régie immobilière de la ville de Paris (RIVP) vient ainsi d’équiper l’un de ses immeubles avec l’idée d’organiser des challenges de réduction entre les différentes directions qui occupent le bâtiment. La mairie de Paris a lancé une étude à partir du pack de la marque pour connaître les consommations d’énergie de toute une typologie de petits commerces (boulangerie, pressing, coiffeur, boucherie…). De même, le bailleur social Saint Ouen Habitat Public a équipé plusieurs immeubles afin d’aider les locataires à réduire leurs consommations d’énergie. « Cela permet de réduire les consommations d’énergie de 10 à 15 % et surtout d’adopter sur le long terme un comportement vertueux sans culpabilisation », estime Jérémy Jean. La société cherche actuellement des investisseurs afin d’accélérer son développement commercial dans les six prochains mois.

Sur la même thématique, la société Green Alternative propose des audits énergétiques pour les bâtiments tertiaires, industriels ou les copropriétés. Cette fois l’audit s’effectue à l’aide de boîtiers reliés à des capteurs d’intensité qui s’installent sur les armoires électriques du bâtiment. « Cela permet de relever les différents usages électriques, de détecter les surconsommations et d’agir sur ces points problématiques », explique Paul Najafi, directeur commercial de l’entreprise. La cartographie des installations électriques et les mesures sur site durent en moyenne 15 jours. Deux semaines sont ensuite nécessaires à l’analyse des résultats et à la production du rapport qui recommande des actions à mettre en œuvre. Le coût de l’audit dépend bien sûr du bâtiment et de sa complexité. La moyenne est d’environ 8 000 euros pour un audit de 5000 m². L’entreprise constate ensuite des réductions d’énergie chez ses clients comprise entre 25 et 50 %.

Eclairage naturel hybride

Enfin, toujours pour réduire l’énergie, la société Echy propose de ne pas la consommer, notamment en matière d’éclairage. La start-up, lauréate du prix de la jeune entreprise innovante Moovjee, commercialise un système d’éclairage hybride basé sur l’utilisation de fibres optiques pour amener la lumière naturelle – préalablement concentrée par des lentilles de Fresnel – dans les pièces sombres ou sans éclairage direct. Le plus petit collecteur mesure 1,20 x 3 m, le plus grand peut mesurer 3 x 3 m. « Afin de maximiser les apports lumineux, les lentilles de Fresnel sont fixées sur un collecteurs deux axes qui « suit » la course du soleil. A la fin du circuit – qui peut atteindre 20 m de parcours, soit l’équivalent de deux étages – on récupère 200 lumens/fibre », précise Quentin Martin-Laval, créateur de la société. En cas d’absence de soleil, une led prend le relais pour assurer l’éclairage. Si la technologie existe déjà grâce au japonais Himawari et au suédois Parans, Echy fait le pari de la rupture technologique avec le transport d’une quantité plus importante de lumière. La société travaille avec des architectes afin à la fois d’apporter la lumière naturelle dans les pièces aveugles, mais aussi afin de dessiner des luminaires adaptés à cette technologie.

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